26 octobre 2006

La chambre du fils (2001) de Nanni Moretti

Titre original : « La stanza del figlio »

La Chambre du filsElle :
Film très émouvant sur la perte brutale d’un fils par un couple et sa fille filant un bonheur parfait. Moretti dissèque sans complaisance les comportements désespérés de la cellule familiale. Le non-dit et la culpabilité pèsent sur l’harmonie familiale au risque de la détruire. C’est la petite amie du fils qui sauve le trio de sa lente dégringolade et le pousse à se raccrocher à un pan de la vie du fils qu’il ne connaissait pas.
Note : 5 étoiles

Lui :
Nanni Moretti nous livre une fois de plus un film très personnel sur la mort d’un proche. Le film est assez bouleversant et Moretti a choisi de montrer un père psychanalyste, totalement désemparé, pour insister sur la difficulté de l’épreuve. Comme pour ses autres films, Moretti montre son talent à nous faire partager les sentiments de ses personnages.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Nanni Moretti, Laura Morante
Voir la fiche du film et la filmographie de Nanni Moretti sur le site imdb.com.

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17 octobre 2006

Spartacus (1952) de Riccardo Freda

Titre original : « Spartaco »

Spartacus FredaElle :
Ce Spartacus ne me laissera pas un souvenir impérissable. Le scénario est confus. Les acteurs ne sont pas très crédibles et l’ensemble est un peu simplet. Je dois bien avouer avoir eu de nombreux moments d’absence en regardant ce film.
Note : 1 étoiles

Lui :
Cette version de Spartacus n’a pas la flamboyance de la version que Kubrick tournera 7 ans plus tard. Au niveau du scénario, on peut reprocher une certaine confusion. Les événements sont souvent mal introduits et les personnages mal cernés. Certaines scènes sont toutefois bien réussies, comme celle des jeux avec un bateau dans l’arène du colisée.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Massimo Girotti, Ludmilla Tchérina, Yves Vincent
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9 septembre 2006

« Les complexés » (1965) de Luigi Filippo D’Amico, Dino Risi et Franco Rossi

Titre original : « I complessi »

Les complexésElle :
Trois films à sketches à l’italienne dans la pure tradition des années 60 sur un homme ultra-timide incapable de séduire la femme de ses rêves, un mari puritain qui traque frénétiquement les images dénudées de son épouse dans un film et un prétendant aux dents de cheval à un poste d’animateur télé. Ce dernier sketch est le plus amusant avec un Alberto Sordi surdoué pour la diction et qui malgré sa dentition spectaculaire parvient à surmonter tous les obstacles.
Note : 3 étoiles

Lui :
Comédie italienne à sketches sur le thème des complexés. Celui de Dino Risi est le plus classique, le plus triste, le plus terne aussi. Le deuxième sketch, de Franco Rossi, est plus drôle, avec un Ugo Tognazzi en puritain particulièrement acharné. Le troisième, signé du peu connu Luigi Filippo D’Amico (et ce n’est pas un pseudonyme), est vraiment jubilatoire avec un Sordi en pleine forme. Ce sketch mérite vraiment d’être vu, c’est l’une de ces petites perles de la comédie italienne.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Nino Manfredi, Alberto Sordi, Ugo Tognazzi
Voir la fiche du film et la filmographie de Dino Risi , de Franco Rossi et de Luigi Filippo D’Amico sur le site imdb.com.
Note: Franco Rossi n’est pas Franco Rosi (nom parfois utilisé par Francesco Rosi).

16 août 2006

« Bella ciao » (2001) de Stéphane Giusti

Bella ciaoElle :
Ce film censé retracer la vie de plusieurs générations d’émigrés italiens communistes pendant la 2ème guerre mondiale tourne assez vite à l’ennui et parfois même au ridicule. A vouloir faire de l’onirique et de l’historique, les réalisateurs abusent d’effets artificiels et utilisent des acteurs à contre-emploi au détriment d’un scénario qui aurait pu être intéressant. Abandon au bout de quarante-cinq minutes.
Note : pas d'étoiles

Lui :
Il est bien difficile d’accrocher à ce film, tant le propos semble artificiel. Et le jeu des acteurs sonne étonnamment faux (abandon).
Note : pas d'étoiles

Acteurs: Jacques Gamblin, Yaël Abecassis, Jalil Lespert
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19 mai 2006

La felicità, le bonheur ne coûte rien (2003) de Mimmo Calopresti

Titre original : « La felicità non costa niente »

La felicità, le bonheur ne coûte rien Elle :
Suite à un accident, un architecte volage quarantenaire, interprété par le réalisateur en personne, fait une crise existentielle qui chamboule complètement sa vie. Il n’aime plus sa femme et s’en sépare, se fâche avec ses amis, délaisse son travail… Cette rupture brutale ne lui apporte pas pour autant le bonheur tant attendu. Ce film pessimiste sur la vie de couple, contient de bonnes choses sur la solitude, la relation aux autres mais a tendance à cultiver les clichés. Les allers et retours entre passé et présent sont un peu pesants. On a envie de bousculer ce perpétuel insatisfait issu de la bonne société pour qu’il trouve enfin un sens à sa vie.
Note : 3 étoiles

Lui :
Un quarantenaire aisé qui s’interroge sur le sens à donner à sa vie… le fond du scénario de La felicità, le bonheur ne coûte rien est très conventionnel. Il a même tendance à accumuler les clichés. Dans un premier temps, le film s’attarde à montrer comment ce personnage fortement égocentrique a fait peu à peu le vide autour de lui, pour ensuite le suivre dans sa tentative de remonter la pente. Le récit est totalement déstructuré, les flash-back arrivant pêle-mêle, ce qui finit par lasser un peu. Malgré cela, le film a ses bons côtés, essentiellement du fait de l’excellente prestation des acteurs (avec le réalisateur dans le rôle principal) mais ne laissera probablement que peu de traces.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Mimmo Calopresti, Vincent Perez, Francesca Neri, Fabrizia Sacchi, Valeria Bruni Tedeschi
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14 mai 2006

Concurrence déloyale (2001) de Ettore Scola

Titre original : « Concorrenza sleale »

Concurrence déloyale Elle :
C’est sous Mussolini qu’Ettore Scola a choisi de placer cette rencontre difficile et émouvante entre deux tailleurs concurrents. L’un est juif et l’autre prend conscience de l’horreur, de la ségrégation et de l’humiliation que le pouvoir fait subir aux juifs. Ses préjugés raciaux tombent peu à peu et il finit même par s’insurger contre l’expulsion de cette famille. Bien que le film donne un peu trop dans la reconstitution historique bien léchée, le thème du film est simple et fort.
Note : 4 étoiles

Lui :
Concurrence déloyale débute sur une amusante rivalité entre deux commerçants concurrents, sur le même trottoir, opposition qui va prendre un tour particulier en cette Italie des années trente. Le propos d’Ettore Scola est somme toute assez simple, il n’utilise pas d’artifice particulier ou original, mais son histoire est attachante, troublante et terrifiante à la fois. Et surtout, il ne force pas le trait. Excellents acteurs, mais on se passerait volontiers des acteurs français (Depardieu, Brialy, Rich) doublés en italien.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Diego Abatantuono, Sergio Castellitto, Gérard Depardieu, Claude Rich
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8 mai 2006

Farinelli (1994) de Gérard Corbiau

Titre original : « Farinelli: il castrato »

Farinelli Elle :
Trop préoccupé à surmonter des problèmes techniques de la reconstitution sonore de la voix de Farinelli ou des décors et costumes d’époque, Gérard Corbiau semble avoir négligé son scénario. La relation entre les deux frères Brosci est assommante et la magie du castrat ne passe pas. On s’ennuie assez.
Note : 1   étoile

Lui :
C’est un peu un film à deux faces : d’une part, il y a cette fantastique re-création de la voix d’un castrat, merveilleusement réussie, et d’autre part, le scénario plutôt confus, répétitif, poussif et qui rend le film assez interminable. Le making-of sur le dvd est en revanche particulièrement intéressant puisqu’il explique tout le cheminement, tout le travail fait sur la restitution de la voix du célèbre castrat.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Stefano Dionisi, Enrico Lo Verso, Elsa Zylberstein
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11 avril 2006

Le métier des armes (2001) de Ermanno Olmi

Titre original : « Il mestiere delle armi »

Le Métier des Armes Elle :
Malgré une belle mise en scène inspirée des peintures flamandes, ce film sur la vie de Jean de Médicis est très difficile d’abord de par l’austérité des propos et le flot d’informations dont le spectateur est abreuvé. L’ennui et le désintérêt gagnent vite…Abandon au bout de 45minutes.
Note : pas   d'étoile

Lui :
Difficile de cerner le propos et les buts du réalisateur dans ce film assez baroque. Nul doute qu’il voudrait créer une ambiance, par le soin apportée à l’image, brumeuse et picturale, et par la généralisation d’une musique grinçante et dérangeante à toutes les scènes. Mais à part cela… il est bien difficile de s’y retrouver et de s’intéresser. La seconde partie, entièrement sur l’agonie de son personnage est particulièrement longue.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Christo Jivkov, Desislava Tenekedjieva
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3 avril 2006

Le Renard s’évade à 3 h (1966) de Vittorio De Sica

Titre original : « Caccia alla volpe »

Le Renard   s'évade à 3 h Elle :
Comédie plutôt ratée. Ce film paraît aujourd’hui vraiment kitsch et les gags tombent à plat.
Note : pas d'étoile

Lui :
Ce film tombe un peu trop dans le style production multi-nationale et, de ce fait, manque un peu d’esprit. On sent que Peter Sellers met de la bonne volonté mais cela ne prend pas vraiment. Dommage car le scénario était amusant.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Peter Sellers, Victor Mature, Britt Ekland
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26 mars 2006

Caterina va en ville (2003) de Paolo Virzì

Titre original : « Caterina va in città »

Caterina   va en ville Elle :
Ce film est une très agréable surprise qui commence sur le ton d’une comédie légère avec l’arrivée de Caterina, une petite provinciale, dans la grande ville de Rome où son père la pousse à rencontrer des filles de riches ou de gens haut placés. C’est petit à petit que se dessinent les portraits de familles déstructurées par les divorces, la démission parentale, les rêves de célébrité ou de reconnaissance avortés, la télévision de Berlusconi qui formate la pensée, la corruption politique. Paolo Virzi fait un portrait acerbe et inquiétant d’une société italienne qui se délite au niveau de sa jeunesse livrée à elle-même. Il réussit son pari en mêlant de façon bien dosée humour et drame et nous fait partager avec émotion les atermoiements de la jeune Caterina qui a bien du mal à trouver son chemin au milieu de sa famille déstabilisée et de ces lolitas en mal d’affection.
Note : 5 étoiles

Lui :
On retrouve dans ce film un peu du souffle qui animait les grandes comédies italiennes. Caterina va en ville est bien plus qu’une comédie : il nous offre un portrait de la société italienne, ou du moins romaine, et met en relief une certaine fracture entre les “élites” et les “gens normaux”. Et c’est là que réside le tour de force du film : introduire un contenu sociologique assez fort sur un ton général de comédie assez plaisante. Le choix de montrer tout cela en centrant le film sur une adolescente qui se retrouve parachutée dans un “collège de riches” est pour beaucoup dans la réussite de ce périlleux équilibre. Au final, on ne s’ennuie pas une seconde et l’on peut juste lui reprocher certains côtés un peu manichéens. Je trouve particulièrement injuste que le film ait été boudé par la Critique.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Alice Teghil, Sergio Castellitto, Margherita Buy
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