Elle :
Film documentaire émouvant sur la destruction et difficile reconstruction d’une famille noire de Brooklyn. D’une génération à l’autre, le schéma se perpétue. L’abandon des enfants dans un foyer soit à cause du crack, de l’alcool, de la violence cristallise les rancoeurs et les reproches. Le travail de réconciliation entre mère et enfants passe par des crises de colère puis par une écoute réciproque qui s’enclenche grâce aux thérapies de psychologues. 10 ans de travail, 4 ans de tournage pour un regard terriblement lucide sur les minorités déshéritées de New-York.
Note :
Lui :
(pas vu)
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
La grosse cavalerie à l’américaine pour ce thriller psychologique sur le suicide d’un adolescent. Musique omniprésente et assourdissante, l’éternel orage qui dramatise, des personnages stéréotypés. De quoi perdre son temps…
Note :
Lui :
Un film très hollywoodien, qui veut sans doute passer pour une profonde réflexion sur la pédophilie ou les relations incestueuses, mais qui en fait semble tout de même assez vide et fabriqué de toutes pièces, à la psychologie un peu facile. Les violons sont de sortie pour les scènes qui doivent nous émouvoir, il pleut (très fort) lorsque la scène est grave… (C’est fou le nombre d’orages dans les films hollywoodiens, il fait vraiment un temps de cochon chez eux…) Aucune des ficelles hollywoodiennes ne manque à l’appel. On assiste, spectateur, sans trop s’intéresser au sujet.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Trois heures d’imprégnation dans la musique et l’univers de Charlie Parker. Clint Eastwood prend son temps pour nous faire découvrir au plus près la psychologie et la musique de ce grand saxophoniste. Magnifiques éclairages de pénombre au coeur des clubs de jazz enfumés des années 50. Forrest Whitaker interprète de façon remarquable ce personnage mythique sans jamais tomber dans les effets faciles. Défonce à l’héroine et alcool conduisent progressivement Charlie Parker vers sa tombe. Nostalgie d’une époque pour Clint Eastwood qui voit surgir le rock et l’apparition de boîtes de strip-tease à la place de ces clubs de jazz populaires.
Note :
Lui :
Clint Eastwood réussit là sans doute la meilleure biographie de musicien portée au cinéma. Il parvient parfaitement à recréer l’ambiance, l’environnement de la carrière de Charlie Parker, il nous enveloppe dans son monde. Il parvient parfaitement à trouver le bon équilibre, évitant soigneusement tout misérabilisme, tout jugement facile sur sa vie et accorde une grande place à la musique qui tient le tout premier rôle. Car c’est bien un film dédié à la musique qu’Eastwood a voulu réaliser. Forrest Whittaker interprète avec beaucoup de tact son personnage, avec beaucoup de retenue aussi, comme intimidé par l’énormité du bonhomme.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle : Antitrust n’est certainement pas vraiment un film marquant mais il nous fait passer un moment de détente agréable. Se replonger dans l’ambiance start-up a presque déjà un petit côté rétro assez plaisant, mais ici les clichés abondent genre « grand patron à la Bill Gates qui veut contrôler le monde » ou encore « jeune génie de l’informatique qui parvient à pénétrer les endroits les plus secrets ». L’enquête policière est assez haletante.
Note :
Lui :
Un petit génie de l’informatique va réussir à démasquer les activités criminelles d’un géant du logiciel… Tout un programme! Bien entendu on pense à Microsoft. Comme pour tous les films sur les petits génies de l’informatique, le scénario est bourré d’images d’Épinal et d’incohérences, cela en est même assez amusant! Sinon, le côté policier est assez bien mené, et plutôt prenant même si l’ensemble est terriblement prévisible.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Grande déception pour ce film dont j’attendais beaucoup. Altman en faisant la satire de l’aristocratie anglaise, nous présente une galerie de personnages tellement ennuyeux et inintéressants que l’on ne parvient pas à s’intéresser à eux. Le spectateur est tenu à distance de leur vie et reste un simple observateur. Même chose pour les domestiques qui reproduisent les schémas des riches. La dernière demi-heure est un peu plus captivante car les apparences de ces personnages de cire se craquèlent et révèlent la noirceur de leur âme.
Note :
Lui :
Le réalisateur parvient parfaitement à reproduire la vacuité et la suffisance de l’aristocratie anglaise du début du XXe siècle. Il y parvient si bien que son film est très ennuyeux. Dans le genre, je préfère de loin La Règle du Jeu de Jean Renoir, qui visiblement a été une source d’inspiration pour ce film.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Titre original : « Final Fantasy: The Spirits Within »
Elle :
(pas vu)
Lui : Final Fantasy est bien plus réussi que je ne le pensais. Bien entendu, le scénario est assez simple, voire simplet, mais il y a une ambiance, un environnement qui nous fait entrer dans ce monde post-apocalyptique. Les images de synthèse sont particulièrement soignées et le soin porté à la réalisation force l’admiration. Dommage que le scénario soit si simple, si limité.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Exemple parfait de la comédie américaine guimauve qui n’a aucun intérêt. Cette soi-disant satire du milieu hollywoodien est un beau navet.
Note :
Lui :
Le scénario de cette comédie est de Billy Crystal, qui peut ainsi se livrer à une critique assez mordante du monde hollywoodien. Hélas, si le film a quelques bons moments, de dialogues surtout, l’ensemble paraît vraiment poussif.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Unique réalisation de Barbara Loden, actrice puis épouse d’Elia Kazan, ce film nous fait partager l’errance d’une femme qui quitte mari et enfants pour partir sans but particulier. Tourné avec très peu de moyens et en 16mm, le film est considéré comme l’un des premiers et des plus inspirés du cinéma indépendant américain. Sur ce plan, il peut être intéressant de le voir : il y a dans le personnage de Wanda, jouée par la réalisatrice elle-même, tous les prémices du refus de jouer son rôle assigné dans la société, une volonté de tout prendre à rebrousse-poil. Sur la forme, et 35 ans plus tard, les défauts du film sont plus présents, de longs plans souvent interminables, des allégories un peu insistantes et surtout un scénario qui manque un peu d’étoffe, qui vire au Bonnie and Clyde du pauvre plutôt que de développer les contradictions des personnages.
Note :
Lecteurs : (1 notes, moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Belle mise en scène et bonne interprétation de John Malkovitch en Lennie. Toutefois, on ressent un certain ennui au bout d’un moment. Le film parait trop léché et les images trop belles. C’est dommage car le roman de Steinbeck est plein d’intensité et d’émotion.
Note :
Lui :
Cette nouvelle adaptation du roman de Steinbeck est un peu trop travaillée, les décors sont parfaits, la photo est superbe, mais l’ensemble manque un peu d’émotion, et ce, malgré l’excellent jeu de John Malkovich (qui tout de même tendfance à surcharger parfois) et le jeu tout en retenue de Gary Sinise. Finalement, on s’ennuie un peu, et attend l’inévitable évènement tragique que l’on sent venir pendant tout le film.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
La première version au cinéma date de 1939 et a été réalisée par Lewis Milestone.
A noter également une adaptation-cinéma turque en 1962,
deux adaptations en téléfilm aux Etats-Unis en 1970 et en 1981 ,
une à la télévision canadienne en 1971,
une adapation-cinéma iranienne en 1972,
une adaptation à la télévision turque en 1975,
une adaptation à la télévision suèdoise en 1977.
Elle :
David Lynch aime faire vivre à ses spectateurs une expérience qui les entraîne dans un labyrinthe de mondes réels ou imaginaires, des mondes dans lesquels il met en scène ses propres rêves et fantasmes. C’est le cas dans Mulholland Drive avec Betty-Diane, l’actrice ratée et Rita-Camilla, la vamp amnésique. On pense comprendre ce qui les unit malgré quelques scènes énigmatiques. La dernière demi-heure balaie toutes nos certitudes. On ne sait plus ce qui est rêve ou réalité. On a beau essayer de reconstruire le puzzle, il s’effondre car d’autres pistes sont possibles. En ce sens, Lynch est très fort pour manipuler nos émotions et nous prendre à contrepied mais on ressent quand même une certaine frustration de ne pas avoir décrypté le sens du film. Belle mise en scène bien rythmée et très bon duo d’actrices.
Note :
Lui : Mulholland Drive est un film qui ne se livre pas au premier abord : après l’avoir vu une première fois, il faut y réfléchir pour faire le tri entre la réalité, le rêve, le fantasme, recoller tous les morceaux, essayer de donner un sens à tout ce que l’on a vu pendant 2h30 et ce processus, cette impression de rassembler un puzzle à plusieurs dimensions, est une partie non négligeable du plaisir que peut procurer ce film et une source de réflexions somme toute assez intéressantes. Les facettes sont d’autant plus nombreuses, qu’étant originellement conçu comme un pilote pour une série télé, le film comporte bon nombre de fils, de pistes, de personnages qui auraient pu être développés par la suite. La maîtrise de Lynch dans la mise en scène est une fois de plus flagrante : chaque scène est un véritable bijou, un ensemble parfait, un délice pour l’oeil, un cinéma très doux, velouté pourrait-on dire, mais aussi très fort, puissant et surtout extrêmement riche. L’humour est toujours très présent, d’abord dans certaines scènes mémorables (le mafiosi avec son expresso, l’exécution par le tueur à gages qui tourne mal, …) mais aussi distillé par petites touches qui soulagent le spectateur de la tension générée par d’autres scènes. Seule la musique semble un peu en retrait dans cette oeuvre presque parfaite. David Lynch est vraiment un grand cinéaste.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)