3 décembre 2021

Un soupçon d’amour (2020) de Paul Vecchiali

Un soupçon d'amourGeneviève Garland, une célèbre comédienne, répète « Andromaque » de Racine, avec pour partenaire, son mari André. Elle ressent un malaise profond à interpréter ce personnage et cède son rôle à son amie Isabelle qui est aussi la maîtresse de son époux. Ne sachant quelle suite donner à sa carrière, Geneviève part avec son fils malade dans son village natal…
Un soupçon d’amour est un film français écrit et réalisé par Paul Vecchiali. Il s’agit de sa 57e réalisation (télévision et cinéma). Le réalisateur a fêté ses 90 ans en 2020, il est actuellement le doyen des réalisateurs français. On ne peut parler du thème principal du film sans dévoiler un élément-clé qui ne nous est révélé qu’à la toute fin. Disons donc simplement que le cinéaste cherche à explorer en profondeur les sentiments humains, y compris dans le cadre d’une relation amoureuse, qui paraît bancale dès les premières minutes. Hélas, il est difficile de ne pas rester extérieur du fait du style très déclamatoire et froid. Le film aurait été tourné en neuf jours seulement. Un soupçon d’amour a été très bien reçu par la critique qui a souligné l’élégance de la mise en scène et la constance du réalisateur à se placer en dehors des normes et des modes.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Marianne Basler, Fabienne Babe, Jean-Philippe Puymartin
Voir la fiche du film et la filmographie de Paul Vecchiali sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Voir les autres films de Paul Vecchiali chroniqués sur ce blog…
Voir les livres sur Paul Vecchiali

Remarque :
* Paul Vecchiali apparaît brièvement lors de la scène de danse sur la terrasse de l’hôtel, non sans humour : « C’est qui le vieux ? » demande une jeune femme.

Un soupçon d'amourMarianne Basler et Ferdinand Leclère dans Un soupçon d’amour de Paul Vecchiali.

2 réflexions sur « Un soupçon d’amour (2020) de Paul Vecchiali »

  1. Tiens, c’est amusant ! Paul Vecchiali est un réalisateur rare… et j’ai justement vu un autre de ses films (« Rosa la rose, fille publique » – 1986) hier soir. Avec Marianne Basler, déjà.

    J’aimerais bien voir « Un soupçon d’amour », malgré vos réserves tout à fait légitimes. Il faut dire que j’ai une certaine curiosité pour ce vieux monsieur, doublée d’une petite dose d’affection. J’ai en effet eu la chance de le rencontrer à deux reprises, lors de soirées organisées par un ciné-club. Son acharnement à faire du cinéma envers et contre tout a quelque chose de réjouissant. La dernière fois que je l’ai vu, il cherchait à financer son troisième film au cours de la même année !

  2. Que mon commentaire ne vous empêche pas d’aller voir ses films !

    J’aime beaucoup Paul Vecchiali en tant que personne car, dans tout ce qu’il fait, il montre une forte personnalité et, comme je le mentionne, n’est pas du genre à souffler dans le sens du vent ou à faire partie d’une meute. Le cinéma français a plus que jamais besoin de cinéastes comme lui.
    J’aimerais beaucoup apprécier ses films… mais ce n’est pas le cas (et cela ne date pas d’hier!) 😉 C’est toujours à cause de la forme.

    A signaler aussi, l’Encinéclopédie, ouvrage en 2 volumes paru en 2010 sur le cinéma français des années 30 (40 et 50 aussi). Là aussi, Paul Vecchiali montre beaucoup de personnalité dans ses commentaires sur les films. Il est très « entier » dans ses jugements. Parfois, il a une approche trop professionnelle (par exemple, il va démolir un film à cause d’une écriture qu’il juge mauvaise ou d’un détail sur la direction d’acteurs) mais ses commentaires sont toujours intéressants. Je ne suis pas toujours (= rarement ?) d’accord avec lui mais je le lis toujours avec plaisir/intérêt !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.