27 juillet 2020

Minuit… quai de Bercy (1953) de Christian Stengel

Minuit... Quai de BercyMado, l’accorte et peu farouche concierge d’un immeuble de Montmartre, est poignardée. L’inspecteur Brénot enquête. Il est secondé par une fort jolie femme, Irène Cazenave, veuve de l’un de ses collègues, qui venait juste d’emménager dans l’immeuble. Elle se révèle une excellente adjointe, interrogeant avec discrétion les nombreux suspects. Mado avait en effet attisé la haine et la jalousie de tous ou presque dans le voisinage…
Minuit… quai de Bercy est adapté d’un roman de Pierre Lamblin La concierge n’est plus dans l’escalier. C’est un film policier assez classique, reprenant des recettes éprouvées (1). Plus qu’une enquête, il s’agit plutôt d’une série de portraits de personnages au caractère prononcé (parfois trop). Tous les acteurs tiennent leur rôle avec professionnalisme mais il n’y a rien qui puisse nous enthousiasmer réellement.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Madeleine Robinson, Georges Randax, Erich von Stroheim, Philippe Lemaire, Francis Blanche, Jean Carmet
Voir la fiche du film et la filmographie de Christian Stengel sur le site IMDB.

(1) Jean Tulard décrit le film en le situant dans le sillage du film d’Yves Mirande comme Derrière la façade.

Minuit... Quai de BercyMadeleine Robinson, Georges Randax et Erich von Stroheim dans Minuit… Quai de Bercy de Christian Stengel.

Une réflexion sur « Minuit… quai de Bercy (1953) de Christian Stengel »

  1. C’est sûr , le sujet ne brille pas par son originalité et l’intrigue policière ne casse pas non plus des briques. Par contre le film vaut quand même le coup d’être découvert car il nous décrit assez bien l’atmosphère et l’ambiance d’un Paris complétement disparu. Pas encore de supermarchés discount mais un épicier au sens du commerce bien particulier, pas d’échopes de massages thaïlandais mais un masseur pour dames à domicile, un immeuble sans digicodes mais la loge de la concierge occupe le rez-de-chaussée, les extrémistes religieux ne connaissent pas la Kalashnikoff mais vont prêcher dans le désert des cabarets , lieux de perdition ou une stripteaseuse pousse le vice jusqu’ à enlever ses jupons .
    Il n’y a pas de gros budget, pas de diagolistes réputés, et les acteurs viennent jouer leurs rôles en attendant mieux. Pour quelques uns la notoriété viendra ( Francis Blanche , Rosy Varte, jean Carmet ), pour d’autres restent surtout les souvenirs ( le prodigieux et émouvant Von Stroheim ).
    Quant au réalisateur , le mystérieux Christian Stengel, bien que tombé dans les oubliettes du cinématographe, je trouve qu’il ne se tire pas trop mal des mystères de Bercy .

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