12 février 2014

Hatari! (1962) de Howard Hawks

Hatari!Au Tanganyika (actuelle Tanzanie), Sean Mercer est à la tête d’un petit groupe de chasseurs. Ils capturent toutes sortes d’animaux vivants pour les expédier ensuite dans les zoos… Hatari! (mot qui signifie « danger » en swahili) est adapté d’une histoire écrite par Harry Kurnitz. Il n’a pas de scénario très élaboré mais il se révèle assez passionnant car il nous met au coeur de l’action et nous fait partager la vie de ces hommes qui affrontent le danger de façon professionnelle et calculée. Howard Hawks a abordé tous les genres (c’est son premier et seul film animalier) mais on retrouve souvent au centre de ses films un petit groupe d’hommes, très disparate mais fortement soudé. C’est le cas ici. Il faut être un peu indulgent (car Hatari! est bourré de clichés et légèrement machiste) mais les aspects documentaires du film le rendent particulièrement intéressant. La mise en scène est, comme toujours avec Hawks, parfaite. La grande majorité des scènes d’action ont été tournées par les acteurs eux-mêmes et non par des doublures. La photographie est très belle et la musique est signée Mancini. Hatari! connut un très grand succès à sa sortie.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: John Wayne, Hardy Krüger, Elsa Martinelli, Red Buttons, Gérard Blain, Bruce Cabot, Michèle Girardon
Voir la fiche du film et la filmographie de Howard Hawks sur le site IMDB.

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Remarques :
L’homme qui passe en arrière-plan pendant que Pockets lit la lettre vers la fin du film est Howard Hawks. Le réalisateur apparaît également peu avant, dans la scène de capture du rhinocéros, debout à l’arrière du camion sur la droite, il porte un chapeau.

3 commentaires sur « Hatari! (1962) de Howard Hawks »

  1. Un film d’un autre temps, dans sa représentation des rapports hommes-femmes, notamment, laquelle n’échappe pas, de surcroit, à une certaine mièvrerie.
    Que dire également du traitement imposé aux animaux, à l’heure où d’aucuns militent ardemment pour leur interdiction dans les cirques et les zoos !
    Ces remarques étant posées, j’adhère pleinement à ce film, pour son aspect « larger than life » et la magnifique et colorée page d’aventure qu’il constitue, pour la détente et l’évasion qu’il nous offre, pour les souvenirs d’enfance que chaque visionnage procure…

  2. … et bien évidemment pour ce doux et inoubliable ravissement que constitue la célèbre « marche des éléphanteaux », scène ponctuée par l’incontournable musique d’Henry Mancini … pour la grâce sans égale d’Elsa Martinelli … etc, etc … Un must et une véritable madeleine de Proust !

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