21 juin 2007

Code 46 (2003) de Michael Winterbottom

Code 46Elle :
(pas vu)

Lui :
Code 46 est un film anglais de science-fiction, assez personnel et original. L’histoire en elle-même, un peu faible, passe un peu au second plan dans ce film d’atmosphère qui nous baigne dans une ambiance futuriste dans la ligne de Blade Runner ou de la science-fiction cyberpunk : une ambiance ultra-urbaine, aux parois vitrées omni-présentes, tout en éclairages artificiels, c’est un Shangaï totalement cosmopolite que Michael Winterbottom a bien su imaginer et créer. Le rythme est posé, assez doux même à l’image de cette relation amoureuse qui se crée entre les deux personnages principaux. Tourné avec un budget plutôt faible, Code 46 est un film assez convaincant et qui se situe à part des films traditionnels de science-fiction.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Tim Robbins, Samantha Morton
Voir la fiche du film et la filmographie de Michael Winterbottom sur le site imdb.com.

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Une réflexion sur « Code 46 (2003) de Michael Winterbottom »

  1. film qui tombe à l’eau par faute d’un scénario trop ambitieux et mal maîtrisé, en dépit de quelques qualités. Certaines ficelles ne fonctionnent pas du tout. Ainsi le prologue du film nous explique qu’un contrôle rigoureux de compatibilités génétiques est en vigueur en raison de la prolifération de fécondation in vitro et du clonage. En revanche, aucune raison n’est évoquée quant au fait qu’on ait développé ces pratiques. La procréation étant toujours autorisée dans ce futur dystopique, à quoi servirait le clonage? Celà pose un sérieux problème puisqu’il s’agit là du postulat de base du film, qui ne tient donc pas.
    Mais ceci n’est qu’un avant goût du brouillon scénaristique qui s’ensuit. SPOILER .Le contrôle des frontières de la ville est également non justifié, et le système de passeport-assurance complètement incompréhensible. L’explication du virus d’empathie provoquant l’intuition paranormale de William est bancale: s’il a ce don, il devrait connaître bien plus de choses d’emblée sur Maria, à commencer par son attirance envers lui. Lorsqu’il apprend que cette dernière a le même code génétique que sa mère, ce là ne semble pas le déranger le moins du monde? Cet aspect Oedipien n’est pas du tout exploité dans le film. Le rêve prémonitoire de Maria sort d’on ne sait où. Rien ne dit non plus comment les autorités ont su qu’elle était enceinte, et encore moins qu’il s’agissait d’un amour incestueux? Celà, seul le spectateur le sait.
    Ajoutez à ça un indice complètement bidon censé prouvé la fraude de Maria (Damian était en possession de son faux passeport AVANT l’arrêt du mauvais suspect, ce qui n’innocente donc pas ce dernier), le passé familial de Maria et son vécu en zone hors urbaine totalement anecdotique, le coup de l’effacement de la mémoire absolument inutile (pourquoi ne se contentent ils pas de la faire avorter?) et bidon (ils n’ont pas pensé qu’elle aurait des photos ou des traces matérielles de sa période amnésique?!!), la trahison du coup de fil non expliqué, un langage mondial style esperanto d’assez mauvais goût, la répudiation de la citoyenneté de l’un et pas de l’autre alors que leur crime est le même… et vous obtenez un canard boiteux
    Seul point positif à mon sens, la volonté de maintenir une certaine sobriété dans cet univers SF. Pas de voitures volantes donc, ni de pistolasers, de trains à vitesse lumière, de ponts aériens à la cinquième élément. Tim Robbins correct dans son jeu d’acteur. C’est maigre.

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