25 décembre 2025

Honni soit qui mal y pense (1947) de Henry Koster

Titre original : « The Bishop’s Wife »

Honni soit qui mal y pense (The Bishop's Wife)Préoccupé et même obsédé par son projet de construction d’une cathédrale, un évêque néglige sa famille. En réponse à l’une de ses prières, un ange vole à son secours…
Honni soit qui mal y pense est un film américain de Henry Koster. Le scénario est l’œuvre de Leonardo Bercovici et Robert E. Sherwood d’après un roman de Robert Nathan. Non crédités au générique, Charles Brackett et Billy Wilder ont réécrit quelques scènes. C’est un joli conte de Noël, sur le ton de la comédie, plaisant et charmant. La décennie 1940 a vu plusieurs films avec un ange en personnage principal. Même s’il n’a pas la profondeur du plus célèbre d’entre eux, It’s a Wonderful Life, celui-ci ne manque pas d’attraits, à commencer par la belle interprétation de Cary Grant qui compose un ange particulièrement charmeur. Le tandem qu’il forme avec Loretta Young fonctionne à merveille. Il faut aussi noter la belle, et parfois audacieuse, photographie de Gregg Toland qui décèdera l’année suivante. Le film ne connut qu’un succès modéré et reste aujourd’hui assez méconnu.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Cary Grant, Loretta Young, David Niven, Monty Woolley, James Gleason, Gladys Cooper, Elsa Lanchester
Voir la fiche du film et la filmographie de Henry Koster sur le site IMDB.

Voir les autres films de Henry Koster chroniqués sur ce blog…

Cary Grant et Loretta Young dans Honni soit qui mal y pense (The Bishop’s Wife) de Henry Koster
(photo publicitaire)
Cary Grant et David Niven dans Honni soit qui mal y pense (The Bishop’s Wife) de Henry Koster.
(photo publicitaire)

Remarque :
• Voir une liste des films (américains) avec des anges (Wikipedia anglais). J’aurais parié que la décennie 1940 venait en tête mais, en fait, il y en a beaucoup plus dans les décennies 1980 et suivantes…

Remake :
La Femme du pasteur (The Preacher’s Wife) de Penny Marshall (1996) avec Denzel Washington et Whitney Houston.

18 septembre 2017

Le Voyage fantastique (1951) de Henry Koster

Titre original (UK) : « No Highway »
Titre original (USA) : « No Highway in The Sky »

Le Voyage fantastiqueL’ingénieur Theodore Honey (James Stewart) pratique des tests de vibrations sur l’empennage d’un avion de ligne de nouvelle génération. Ses calculs sont formels : la queue de l’appareil va immanquablement se désagréger après exactement 1440 heures de vol. Pour prouver ses dires, il doit se rendre sur les lieux d’un précédent crash inexpliqué pour tenter de retrouver la queue de l’appareil. Il s’y rend en avion… Sur un sujet alors très actuel (les premiers avions de ligne à réaction datent de cette époque), l’anglais Nevil Shute (lui-même ingénieur aéronautique) a écrit le roman No Highway en 1948. Cette adaptation cinématographique en suit la trame d’assez près. Ce n’est pas tant un film-catastrophe, l’accent étant surtout mis sur l’opposition entre un ingénieur et sa hiérarchie incrédule. James Stewart s’en donne à cœur joie pour interpréter ce scientifique lunaire et excentrique, au point de le rendre caricatural. Cette situation « seul contre tous » est en outre renforcée par un aspect moins évident pour nous francophones : dans cette production anglaise à capitaux américains (1), James Stewart est le seul acteur américain et cela s’entend car l’acteur a toujours eu un accent américain très prononcé. Face à lui, Marlene Dietrich joue presque son propre rôle, celui d’une star voyageant sur le même avion. L’ensemble est de bonne facture, sans excès de sentimentaliste malgré la présence d’une petite fille. Le plus étonnant dans cette histoire est son caractère prophétique (lire ci-dessous).
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: James Stewart, Marlene Dietrich, Glynis Johns, Jack Hawkins
Voir la fiche du film et la filmographie de Henry Koster sur le site IMDB.

Voir les autres films de Henry Koster chroniqués sur ce blog…

Remarque :
* Trois ans plus tard, à la suite de plusieurs accidents, des problèmes de structure furent mis en évidence sur le premier avion de ligne à réaction en production, le De Haviland DH 106 Comet. Il fut établi que ces accidents étaient dus à la fatigue du métal sur les cellules, phénomène peu connu à l’époque et tous les Comet en service furent alors retirés du service. Le problème venait essentiellement de la forme carrée des hublots (depuis cette date, tous les hublots d’avion ont une forme arrondie).

(1) Les grands studios étaient alors encouragés fiscalement à réinvestir les profits générés au Royaume Uni dans des productions britanniques.

No Highway
James Stewart et Marlene Dietrich dans Le Voyage fantastique de Henry Koster.

No Highway
James Stewart et Glynis Johns dans Le Voyage fantastique de Henry Koster (et les hublots sont carrés!)

Homonyme en français (aucun lien) :
Le Voyage fantastique (Fantastic Voyage) de Richard Fleisher (1966)