24 mars 2017

Un temps pour vivre, un temps pour mourir (1985) de Hou Hsiao-hsien

Titre original : « Tóngnián wangshì »

Un temps pour vivre, un temps pour mourirAu lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la famille du jeune Ah-hsiao quitte la Chine continentale pour s’installer sur l’île de Taïwan. Le jeune garçon grandit dans une famille bientôt frappé par la maladie … Dans ce film semi-autobiographique, Hou Hsiao-hsien évoque deux périodes de son enfance : à l’âge de dix ans d’abord, période marquée par le décès de son père, puis à dix-sept ans, période où il est devenu un adolescent tourmenté. La grand-mère, qui cherche inlassablement un pont pour retourner sur le continent, symbolise le traumatisme de l’exil (1). C’est un récit très placide, duquel il ne faut pas attendre d’évènements exceptionnels, mais qui nous place très près des personnages. Hou Hsiao-hsien développe déjà son style, notamment ses longs plans fixes, un jeu très naturels des acteurs et une quasi-absence de gros plans.
Elle:
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Mei Fang, Tien Feng, Yu An-shun, Tang Ru-Yung
Voir la fiche du film et la filmographie de Hou Hsiao-hsien sur le site IMDB.

Voir les autres films de Hou Hsiao-hsien chroniqués sur ce blog…

Voir les livres sur Hou Hsiao-hsien

Remarque :
Un temps pour vivre, un temps pour mourir est également le titre d’un roman de Erich Maria Remarque publié en 1954 (aucun lien : il s’agit du récit d’un soldat allemand sur le front russe qui revient en permission chez lui).

(1) La famille est venue volontairement à Taïwan (le père acceptant un poste sur l’île) mais y restera bloquée par le nationalisme de Chang-Kai Cheikh, tout en étant heureuse d’avoir ainsi échappé au communisme.

Un temps pour vivre un temps pour mourir
Toto dans Un temps pour vivre, un temps pour mourir de Hou Hsiao-hsien.

2 commentaires sur « Un temps pour vivre, un temps pour mourir (1985) de Hou Hsiao-hsien »

  1. Il n’est pas étonnant que la formule « Un temps pour vivre, un temps pour mourir » se retrouve dans d’autres œuvres, puisqu’il s’agit d’une paraphrase (ou d’un ajustement) d’une phrase du chapitre de la Bible nommé L’ecclésiaste (magnifiquement adapté et actualisé dans les années 60 par Pete Seeger via sa chanson Turn, turn, turn [interprétée ici par et avec Judy Collins]). Cette formule et le message de L’ecclésiaste peuvent naturellement s’appliquer à des récits totalement différents les uns des autres…

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