20 avril 2012

Somewhere (2010) de Sofia Coppola

SomewhereJohnny Marco, acteur célèbre, réside à l’hôtel Château Marmont à Hollywood. Seulement tenu à faire quelques rares apparitions pour la promotion de son dernier film, il ne sait pas quoi faire de ses journées. Son ex-femme lui demande de s’occuper de sa fille de 11 ans pendant quelques jours… Somewhere est presque une expérience cinématographique : pour nous faire toucher du doigt, le vide profond de la vie cet acteur, Sofia Coppola dépouille son film de tout récit et allonge des scènes où il ne se passe rien. On a l’impression d’atteindre un point ultime : nous sommes au-delà du minimalisme, on ne pourra sans doute pas aller plus loin dans la création du vide. Son personnage est plutôt un peu dépressif mais sans l’être vraiment : non, il n’est tout simplement rien, une simple marionnette que l’on utilise. Comme on le sait, Sofia Coppola s’inspire de sa propre enfance, de son propre ressenti mais cela ne rend pas le film plus intéressant pour cela, mais nombriliste, certainement… Du côté de la photographie, rien de remarquable non plus, du moins pour nous sauver de l’ennui.
Elle:
Lui : 1 étoile

Acteurs: Stephen Dorff, Elle Fanning
Voir la fiche du film et la filmographie de Sofia Coppola sur le site IMDB.
Voir les autres films de Sofia Coppola chroniqués sur ce blog…

3 commentaires sur « Somewhere (2010) de Sofia Coppola »

  1. En voulant montrer un peu d’indulgence à l’égard de S. Coppola, disons que ça apparaît comme un exercice de style, très réussi, sur la vacuité totale, comme vous le dites, et que ça en démontre l’impasse de manière flagrante. Il y a peut-être un degré ultime, qui a je crois été déjà fait : filmer un homme qui dort… Ceci dit, je mets au crédit de la réalisatrice que chacun de ses films, jusqu’à maintenant, ne ressemble à ses précédents. Donc attendons le suivant !

  2. Merci pour ce commentaire.
    L’homme qui dort, je pense que vous voulez parler de Sleep d’Andy Warhol… ce film de 6 heures était, pas de doute ;-), franchement expérimental, il n’a pas été réellement distribué en dehors de quelques festivals me semble t-il. Il nous questionnait aussi de façon plus large sur la définition du cinéma (« Est-ce du cinéma? »), de l’impact de l’image,…

  3. on a pourtant beaucoup encense Somewhere et sa lenteur « candide ».
    au contraire, j’ai trouve qu’a trop vouloir filme le neant, le film se perd et perd l’attention. c’est une allegorie filmee. c est trop.
    je garde pourtant en memoire le superbe Lost in Translation et comme vous espere que le prochain sera meilleur, de cette verve-la.

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