3 octobre 2010

Inglourious Basterds (2009) de Quentin Tarantino

Inglourious BasterdsLui :
Inglourious Basterds est une variation sur l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale, sorte de réalité alternative où la vraisemblance n’est pas de mise. C’est avant tout le spectacle, et la création d’images fortes, qui est recherché. C’est surtout long et verbeux… Par rapport à ses films précédents, Inglourious Basterds pêche vraiment par son rythme, ici particulièrement poussif. Les interminables dialogues, le plus souvent sur le principe du jeu du chat et de la souris, n’ont aucun intérêt, ni même aucune tension car l’issue est trop évidente. On s’ennuie ferme. Et, bien entendu (mais cela était prévisible), il ne faut pas trop s’arrêter à l’idéologie embarquée sur la justification de la violence… Le plus mauvais Tarantino à ce jour.
Note : 1 étoile

Acteurs: Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz, Eli Roth, Michael Fassbender, Diane Kruger, Daniel Brühl, Til Schweiger
Voir la fiche du film et la filmographie de Quentin Tarantino sur le site IMDB.

Voir les autres films de Quentin Tarantino chroniqués sur ce blog…

12 commentaires sur « Inglourious Basterds (2009) de Quentin Tarantino »

  1. Je ne sais pas s’il est, comme vous l’écrivez, le plus mauvais Tarantino à ce jour – je ne les ai pas tous vus. Je ne l’ai pas si trouvé si poussif que ça, personnellement. Ce que je n’aime pas, c’est effectivement ce systématisme de la violence et du sang qui coule (tant et plus). Et autant j’accepte que l’on fasse ce genre de films, autant j’ai moi-même un peu de mal à accepter ce principe de l’uchronie (c’est ça ?) dans ce domaine. Je suppose que c’est censé être drôle, d’une certaine façon, et ça me gêne. Quand je pense à la volée de bois vert que certains ont mis à Spielberg après La liste de Schindler…

    Il y a quand même quelques bons moments dans ce film-là, je trouve. Celui qui m’a vraiment amusé, c’est Brad Pitt infiltré chez les Nazis malgré son accent américain (je n’en dis pas plus !). Et reconnaissons au moins à QT sa faculté à choisir de belles distributions. Non ?

  2. Oui, mais avoir une belle brochette d’acteurs est (souvent) plus représentatif du succès commercial du cinéaste qu’autre chose. Michael Bay a lui aussi une faculté à choisir de belles distributions… :-))

    L’accent de bouseux de Brad Pitt est vraiment épouvantable. Je suppose qu’il a du beaucoup s’amuser à tourner cela…

    Personnellement ce n’est pas trop l’uchronie (merci de m’avoir appris un mot nouveau… pas facile à placer dans les dîners quand même mais ça peut toujours servir… :-)) sur la seconde Guerre Mondiale qui me gêne, c’est plus le fait de dire : on répond à la violence et à la sauvagerie par une violence et une sauvagerie au moins aussi forte. C’est uniquement défoulatoire.

  3. Absolument en désaccord avec vous sur ce film qui fera date, alors que ses 1ers films (je pense surtout à Pulp fiction) sont très très datés !
    Ce qui se dégage de ce film (aux critiques quasi unanimes il faut bien le dire, même si ce n’est pas un signe de qualité !), c’est un plaisir fou de cinéma, grâce à une mise en scène incroyable, rythmée et inventive (un peu pompée il est vrai sur sergio leone). Quant à l’idéologie véhiculée par le film et la soi-disant réponse à la violence par la violence, si vous connaissez bien Tarantino, vous comprendrez qu’il faille la prendre au 2e ou 3e degré. C’est le sens du mot jubilatoire ! Et pour répondre au commentaire laissé dessus, ce film est bcoup plus intéressant que La liste de schindler, qui, était noyé sous de bonnes intentions : Spielberg ayant une facheuse tendance à donner des leçons, à faire le prof et à rendre surtout un personnage ambigu complètement sympathique et blanchi ! Je ne parlerai pas de la scène de la douche, honteuse montée de suspense (gazera ou gazera pas ???), indigne du sujet traité et vraiment inutile ! Tarantino, mine de rien, lui, livre une réflexion pas si idiote, notamment dans le comportement de l’officier nazi et sa relation avec les US (cherche à la fin à négocier une fuite, contre une protection aux E-U!!! Ce qui est bien une réalité historique, étant historien je l’ai étudié, c’est ma période !). Donc votre critique, aussi respectable soit-elle, me parait vraiment injuste et trop dure !

  4. Je ne sais pas si les critiques étaient unamines, mais chez les spectateurs (et pas des moins avertis) c’est surtout la déception qui a primé. Personnellement j’ai trouvé 2 scènes dignes d’interêt: celle d’ouverture et celle de la taverne. Et l’accent de Brad Pitt est assez merveilleux effectivement! Et j’admets que le colonel SS est trés bien joué et compense le manque d’originalité du personnage.
    Tout le reste en revanche est très poussif… Et si quelqu’un pouvait m’expliquer pouquoi Mélanie Laurent est la nouvelle coqueluche du cinéma français?

  5. Et bien, on ne peut pas dire que vous ayez mâché vos mots dans votre critique… :-)))
    (accessible par le lien ci-dessus)

    Je suis tout à fait d’accord pour souligner ainsi le côté « très discutable » (même un peu malsain) du fond du propos. Je trouve assez étonnant que cet aspect soit si rarement évoqué par les critiques.

  6. Les critiques sont aveuglées par le fait qu’il s’agisse d’un film de Quentin Tarantino, dont on a pas le droit de dire du mal de cette façon, parce que Tarantino, il est si « cooool »…

  7. C’est sûr que ça doit doit jouer…. Certains se sont fait virer pour moins que ça. 😉

    Hum, j’ai moi-même remarqué que lorsque l’on dit en public que Tarantino fait tout compte fait un cinéma plutôt racoleur (je fais pourtant dans le genre « mesuré »), on commence à vous regarder un peu bizarrement… 🙂

  8. Quelle satisfaction de trouver un blog ou l’on ne se prosterne pas devant le film commis pat QT.
    Ce film atteint dans le genre « méchants Nazis etc » des sommets, comparable à un chef d’oeuvre du même genre des années 70, que les vieux cinéphiles ont encore en mémoire « le fuhrer en folie » avec Alice Sapritch!!!!!!!
    Je suis peiné qu’un de vos contributeurs ai osé le comparer avec » la liste de Schindler » de Spielberg que je considére comme un film un peu long et ennuyeux et chose inexplicable en noir et blanc comme si on ne mourrait pas en couleur!!!!!!
    Mais on ne va pas mettre sur le même plan un film un peu raté et un film de série C.

  9. Avais adoré Reservoir Dogs ( ni plus ni moins qu’un méchant petit film noir sans affèteries), un peu moins Pulp Fiction, et ainsi de suite….Inglorious Basterds n’est pas un film, c’est un collage. Tarantino aime le cinema d’exploitation, mais comme le gros lourd qui va faire le malin a vous saouler de ses références cinématographiques obscures, il ne fait que citer ses références, au point qu’on finit par se demander ou est le metteur en scène dans ce foutoir rempli d’idées ouvertement piquées chez les autres. Et son second degré permanent, qui exclue toute possibilité dramatique m’exaspère à force, et est franchement méprisant pour la série B qu’il prétend sublimer dans son cinéma. Comme si on ne pouvait parler série B qu’avec une bienveillante condescendance, une espèce d’indulgence rigolarde. Ce n’est pas exactement ce que j’appelerais de l’amour pour le genre, qu’il se sent obligé de caviarder de dialogues interminables, alors que l’essence du B est l’efficacité.
    Bref, il serait temps que Monsieur refasse un vrai film, au lieu de commenter un cinéma qui n’a pas besoin de ses réinterprétations post-modernes superficielles et vaines ( voire le travail catastrophique effectué sur Death Proof, soi-disant hommage au genre, où il est incapable de s’effacer devant sa tâche)

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