26 mai 2009

L’agent n° 13 (1934) de Richard Boleslawski

Titre original : « Operator 13 »

L'agent N° 13Lui :
Comme son titre nous le laisse supposer, L’agent n°13 est un film d’espionnage mais il est original dans le sens où il se passe pendant la Guerre de Sécession : la belle Gail Loveless (son nom est déjà tout un programme…) est envoyée dans la bonne société sudiste pour connaître à l’avance les plans militaires des Confédérés. Cette Mata-Hari yankee va trouver face à elle un beau capitaine soupçonneux… Mais ce n’est pas vraiment Gary Cooper qui est remarquable dans L’agent n°13 : il est en effet plutôt effacé, avec un jeu tout en retenue qui a ici du mal à s’épanouir. C’est Marion Davies qui crève l’écran, multiplie les numéros de charme et se démène pendant le premier tiers du film à passer pour une lingère noire, toute grimée, avec un accent du Sud à couper au couteau. L'agent N° 13 Même si le résultat est peu crédible, elle nous fait là un beau numéro. Marion Davies est une actrice pas toujours très estimée par les cinéphiles car elle a été longtemps la maîtresse de Randolph Hearst (mais cette liaison a, par certains aspects, plus desservi que servi sa carrière). Elle montre ici son talent. En prime, elle nous chante une chanson très amusante au début du film (1). Musicalement, l’Agent n°13 nous offre l’apparition en plein milieu du film des Mills Brothers dans un minstrel show avec deux morceaux absolument enchanteurs (2). Au final, L’agent n°13 se révèle être assez prenant, sans temps mort grâce à un scénario riche. On se demande pourquoi le film n’a pas bien marché à l’époque. Peu connu, il mérite d’être découvert.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Marion Davies, Gary Cooper, Jean Parker, Katharine Alexander
Voir la fiche du film et la filmographie de Richard Boleslawski sur le site IMDB.

(1) Marion Davies chante The Colonel, the Major and the Captain où elle fait un numéro vraiment amusant avec ses chapeaux.
(2) Les Mills Brothers est un quatuor vocal noir que l’on peut définir comme étant à cheval entre le jazz et la musique populaire. Dans le film, ils sont présents tous les quatre ; l’un d’entre eux décèdera quelques mois plus tard. Ils interprètent deux morceaux : Sleepy Head et Jungle Fever.

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