10 avril 2009

Ça se soigne? (2008) de Laurent Chouchan

Ça se soigne?Elle :
(…)
1 étoile

Lui :
Avec Ça se soigne ? nous sommes franchement dans le style comédie bien française assez laborieuse. L’idée d’aborder la dépression nerveuse sous l’angle humoristique n’était pas forcément mauvaise mais l’ensemble est vraiment bâclé et manque de substance. Thierry Lhermitte ne se donne vraiment pas beaucoup mal pour nous faire croire à son personnage de chef d’orchestre brillant soudainement dépressif. Il fait vraiment le minimum syndical… Comme pour contrebalancer ce vide, Julie Ferrer en rajoute beaucoup : malgré quelques excès, elle est toute de même bien plus convaincante. Mais cela ne remplit pas le vide du scénario et il faut faire preuve de bonne volonté pour rire lors des meilleurs moments. Ça se soigne ? baigne vraiment dans la facilité. Laurent Chouchan est ici bien loin de son film précédent Vertiges de l’Amour.
Note : 1 étoile

Acteurs: Thierry Lhermitte, Julie Ferrier, Michel Vuillermoz, Isabelle Gélinas, Stéphane Freiss
Voir la fiche du film et la filmographie de Laurent Chouchan sur le site IMDB.

Voir les autres films de Laurent Chouchan chroniqués sur ce blog…

4 réflexions sur « Ça se soigne? (2008) de Laurent Chouchan »

  1. Un seul truc sympa dans ce film : la multitude de thèmes de musique classique qui permet d’occuper le spectateur mélomane attendant d’y trouver une autre intérêt… Pour le reste, assez franchement caricatural et dispensable .

  2. Avis au critique de ce film : vous n’avez rien compris au film ! Ce dernier ne traite pas de la dépression seule mais bien de la bipolarité (anciennement appelé maniaco-dépression). Il faut reconnaître que cette comédie devrait être présentée sous forme de comédie dramatique car en tant que bipolaire de type 1 (dont on montre justement le type dans ce film or il y a en vérité 7 variantes connues à ce jour), ce n’est pas une joie pour nous de vivre avec cette maladie à vie ! Ce film donne espoir à tout bipolaire qui veut s’en sortir afin de se stabiliser tout en ayant à l’esprit qu’il doit prendre son traitement quotidien pour ne pas jouer au feu tricolore (rouge=phase haute/maniaque, orange=euthymie/stabilisation, vert=phase basse/dépression). Ce film est donc une réussite à mes yeux mais le problème est que la société actuelle n’est pas encore prête à accepter notre maladie. Pour finir, j’ajouterais que je n’ai jamais ri durant tout le film car ce n’est que le reflet d’une partie de ma vie; d’ailleurs, je regrette mon ancienne vie professionnelle en tant que chef d’entreprise…

  3. Bonjour,

    Moi en regardant le film, je me suis rendu compte au bout d’une vingtaine de minutes que la maladie qu’on y décrivait était la bipolarité. Mon père en est atteint et à chaque période orange (stabilisation) il se déclare guérit et arrête ses médicaments. Du coup une phase verte ou rouge suit. Je ne connaissais pas cette métaphore du jeu tricolore, mais c’est vrai que c’est exactement ça. J’ai ri quelques fois durant le film mais j’avoue que l’effet bénéfique est surtout la confirmation qu’être bipolaire (ou de faire partie de l’entourage), c’est une belle galère…
    J’ai trouvé Thierry Lhermitte assez bon, surtout dans la phase rouge de manie, quand il envoie chier tout le monde et qu’il pense que tout est possible, même traiter l’ensemble de son orchestre comme de la m…
    Ce que j’ai trouvé très dommage cependant est la guérison magique que l’on voit s’opérer lorsqu’il regarde le feu tricolore à la fin du film et qu’à partir de ce moment là, sa maladie disparait… Ce n’est pas cela être bipolaire, il faut se traiter toute sa vie avec un stabilisateur d’humeur (souvent du lithium). Du coup j’hésite à le faire regarder à mon père par peur qu’il me dise « Tu vois que ça se guérit cette maladie ! ». Car c’est toujours cela dans la phase neutre, un bipolaire se sent « normal » alors que cette période normale fait partie de la maladie…

    Mais en conclusion, regarder ce film m’a fait du bien car il a imagé mon quotidien et a confirmé que c’est un comportement réel qui se déclare chez tout ceux qui sont malheureusement atteint de la maladie.

  4. Merci, Bipote, pour cette rectification salutaire!
    Et un merci tout particulier à toi, JP! Ce que tu as écrit, j’aurais pu l’écrire mot à mot. Moi, c’est mon mari qui est bipolaire. Il ne le sait pas et je ne sais comment aborder le sujet.
    J’ai aussi été déçue par la fin, dont je trouve qu’elle est une happy end à tout prix. J’ai trouvé le film remarquablement documenté. A croire que Laurent Chouchan est proche d’un bipolaire.
    Je trouve courageux son choix, d »abord de traiter ce sujet, et plus particulièrement par l’humour. Pour l’humour, je trouve qu’il est souvent laborieux, qu’il manque de finesse, n’atteint pas son but. J’ai plus souvent eu envie de pleurer que de rire.
    Mon fils m’a fait remarquer que les personnages qui entourent le héros: l’impresario et son épouse, les familles, les médecins tous autant qu’ils sont y compris le prix Nobel… tous sont surtout préoccupés d’eux-mêmes. Seule Adrienne, souvent perdue et aux abois, suit son cœur. Ca me donne à réfléchir…

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