A history of violence (2005) de David Cronenberg

A history of violenceElle :
(pas vu)

Lui :
A history of violence s’inscrit plutôt à part dans la filmographie de David Cronenberg et il ne faut pas hésiter à le voir même si on apprécie peu ce cinéaste (je dois bien avouer m’être moi-même un peu forcé à le regarder car, au vu du titre, je craignais le pire…) Il délaisse ici le bizarre et opte pour une forme plus conventionnelle, et sans étalage racoleur, pour nous offrir une réflexion sur la violence que nous portons en nous, sur l’autodéfense et même sur le plaisir à la voir intervenir. On peut disserter sur le fond, certes, mais c’est surtout dans sa forme que A history of violence est assez remarquable : David Cronenberg montre ici toute sa maestria dans une mise en scène extrêmement précise, où tout est parfait et d’une efficacité redoutable. Il s’appuie aussi sur son personnage principal auquel Viggo Mortensen donne par son physique assez gentillet toute son ambivalence : sous l’agneau, le tigre sommeille… Cette perfection dans la forme donne une profondeur inhabituelle à une histoire qui, en d’autres mains, n’aurait pu être que banale.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Viggo Mortensen , Maria Bello, Ed Harris, William Hurt, Ashton Holmes
Voir la fiche du film et la filmographie de David Cronenberg sur le site imdb.com.

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3 réflexions sur « A history of violence (2005) de David Cronenberg »

  1. j’ai revu récemment ce film en DVD…ce qui permet toujours un deuxième regard..je ne vais pas refaire votre propos assez juste, si ce n’est de noter la compromission adoptée par Cronenberg qui accorde à son personnage le droit à l’absolution..Cette assiette que sa fille rajoute ..à la fin!
    film assez remarquable que cette histoire de « violence »

  2. Je viens de revoir le film que je trouve très passable, extrêmement manichéen et consensuel. Nous avons l’impression que Cronenberg est parti en quête de rédemption…Vous parlez de LA forme parfaite, que voulez vous dire ? Quant à l’histoire, tout à fait d’accord : elle est d’une banalité irrésistible.
    Sur le thème de la violence, je recommande « Gummo », magnifique harmonie entre le traitement de la forme et du fond…

  3. Je ne peux vous répondre très précisément mais autant que je me souvienne, si je parlais de forme parfaite c’est parce que Cronenberg sait indéniablement mettre en scène son propos de façon très efficace. Bon, mais je ne sais pas si votre question est plus générale ou pas… (qu’est que la forme par opposition au fond etc…)

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