24 mai 2007

Vincent, François, Paul… et les autres (1974) de Claude Sautet

Vincent, François, Paul... et les autresElle :
Ce regard de Sautet sur le mal-être des hommes cinquantenaires suscite un certain attendrissement même s’il met aussi en avant une cruauté des sentiments et un égoisme petit-bourgeois. Le trio Piccoli, Reggiani et Montant fonctionne à merveille. Depardieu détonne par sa jeunesse et son insolence.
Note : 5 étoiles

Lui :
Ce film de Sautet se revoit avec plaisir 30 ans après sa sortie, la présence de cette formidable brochette d’acteurs y contribuant beaucoup. Sur le fond, on comprend que Sautet a voulu porter un regard critique sur cette bourgeoisie mais le ton est plutôt attendri, voire compatissant et on peut donc critiquer l’espèce de modèle social mis en avant: cinquantenaire / femme trentenaire / aisé / volage. Au delà cette éventuelle polémique, il nous reste un film très plaisant…
Note : 4 étoiles

Acteurs: Yves Montand, Michel Piccoli, Serge Reggiani, Gérard Depardieu, Stéphane Audran, Marie Dubois
Voir la fiche du film et la filmographie de Claude Sautet sur le site imdb.com.

Voir les autres films de Claude Sautet chroniqués sur ce blog…

12 réflexions sur « Vincent, François, Paul… et les autres (1974) de Claude Sautet »

  1. Bonjour c’est bien que vous fassiez un commentaire sur ce film. J’ai 45 ans et pourtant c’est la première fois que je le voyais (à moins que je l’ai vu il y a trente ans mais je ne me souviens que d’une scène). Je dois dire que malgré le coté totalement anachronique de cette société des années 60-70, j’ai été ému aux larmes par ces acteurs incroyablement bons ! Comme on savait jouer à l’époque, dans la subtilité comme dans l’exhubérance. Voilà j’espère qu’en plus cela vous fait plaisir d’avoir un commentaire sur votre blog.

  2. Merci pour votre commentaire.
    Vous avez raison à propos de la richesse du jeu des acteurs. Cela est du non seulement à la (grande) qualité des acteurs réunis ici mais aussi au réalisateur : c’est une des qualités des films de Sautet d’avoir toujours ce jeu très juste, complet, authentique et très humain des acteurs.

  3. Un film que l’on revoit avec une certaine nostalgie…un monde dans lequel on boit du whisky, on fume, on s’aide, on s’aime…les bistrots, la pluie, qui catalyse les situations et les sentiments, un monde à la Sautet…la faconde de Montand, les tourments de Reggiani, la voix de Piccoli, Marie Dubois, on a l’impression de retrouver des amis, sur pellicule, un dimanche après-midi…

  4. Décriés à leur sortie, oubliés pendant les vingt années qui ont suivi, les films que Sautet a réalisés dans les années 70 peignent une image de la petite bourgeoisie française (un peu comme Chabrol d’ailleurs, mais qui utilisait un autre angle) qui va rester comme le témoignage d’une époque. On ne peut pas dire que ce cinéma n’existe plus : c’est plutôt notre société change très lentement… et quarante ans plus tard, on constate que ce qui est dépeint n’est plus tout à fait d’actualité.

    En ceci, les quelques films de Sautet de cette époque sont indépassables (César et Rosalie, Les Choses de la Vie, et celui-ci bien sûr, peut-être le plus réussi).

    Une mention spéciale pour la musique désenchantée de Georges Delerue…

  5. bonjour,

    je souhaiterais savoir s’il existe une liste complète de tous les acteurs ayant joués dan ce film.?
    Merci de votre réponse

  6. Film attachant,nostalgique sur la difficulté de vieillir,le travail,l amour,les amis a50 ans on se croit encore jeune,mais le meilleur est passé même si certains jours on y croit encore.

  7. D’après ce que Bertrand Tavernier relate, avec un ton amusé, au sujet du narcissisme d’Yves Montand, ce dernier aurait cherché à convaincre Claude Sautet d’intituler le film « Vincent et les autres ».

  8. C’est sûr que, d’après toutes les histoires qui circulent sur lui, Yves Montand n’était pas un modèle de modestie… C’est plutôt le genre « moi devant, les autres derrière! »
    Cela fait partie de son personnage… 🙂

  9. Sacré Yves !
    Mais bon sang, que ce film est BON !
    Le meilleur de ce que le cinéma a pu proposer. Franchement, sans passéisme, on attend vraiment le relève. La scène du repas, Piccoli découpant le rôti et sa colère homérique… du grand art, franchement.

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