12 mars 2007

La neuvième porte (1999) de Roman Polanski

Titre original : The ninth gate

La neuvième porteElle :
On se laisse entraîner peu à peu dans cette histoire de collectionneurs de livres rares touchant à la sorcellerie. L’enquête que mène Johnny Depp pour prouver l’authenticité d’un livre pour le compte d’un riche collectionneur est captivante. Le décryptage minutieux des gravures du livre, les meurtres, les incendies, les réunions sataniques, la rencontre avec la diablesse font rebondir l’histoire. Bref le scénario est original et bien traité visuellement.
Note : 5 étoiles

Lui :
Ce film se révèle être plus envoûtant qu’angoissant. C’est en premier la qualité de la mise en scène et de la photographie qui le rend envoûtant. Johnny Depp est merveilleux dans ce rôle d’expert en livres anciens. Angoissant, le film l’est tout de même aussi car Polanski sait faire monter lentement la tension. Toutes ces qualités font passer les quelques défauts au second plan, notamment un scénario quelquefois simpliste, mais on ne s’en aperçoit qu’après coup… De plus, Polanski nous fait un film sur le satanisme sans étalage d’horreurs diverses, une performance en ces temps de surenchères visuelles.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Johnny Depp, Frank Langella, Lena Olin, Emmanuelle Seigner
Voir la fiche du film et la filmographie de Roman Polanski sur le site imdb.com.

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5 réflexions sur « La neuvième porte (1999) de Roman Polanski »

  1. Film intriguant et captivant au début..bonne intrigue, bon film…mais la fin ratée selon moi et un peu ridicule….Depp est trés trés bon

  2. Si, à l’extrême rigueur, le film peut faire illusion à la première vision, grâce à un sujet sulfureux, à une quête vaguement ésotérique, et à quelques personnages énigmatiques, il n’en est pas de même à la seconde. Le château de cartes s’écroule rapidement. L’oeuvre souffre en fait de multiples carences rédhibitoires. Oscillant sans cesse entre pseudo-sérieux et parodie simpliste, le traitement de l’histoire ne trouve jamais ses marques. On a droit à une alternance de moments qui se veulent tragiques tout en ne l’étant jamais (on est bien loin de « Rosemary’s baby » !), et à des séquences proches de Tintin (les deux frères imprimeurs qui semblent la réplique des Dupont et Dupond), dont l’impact humoristique ne décolle pas. Comble de malchance, outre un manque total de crédibilité minimale de l’histoire, l’accumulation de péripéties aussi gratuites qu’incongrues semble bien plus destinée à combler les carences du scénario qu’à construire un véritable puzzle signifiant. Certaines actions sont tellement aberrantes, que le spectateur le moins exigeant ne peut que décrocher. Même le personnage incarné par Emmanuelle Seignier, qui, en de rares plans, se montre inquiétant et vénéneux, oriente en fait l’ensemble vers une historiette inoffensive et non vers le drame occulte que l’on aurait pu attendre. Mais, reconnaissons-le, cela vient avant tout du choix scénaristique de l’auteur. Il est intéressant de comparer ce film à « Angel Heart ». Les deux trames suivent en effet un cheminement parallèle, conduisant un héros déjà originellement grisâtre, vers le « côté obscur de la Force ». Mais, que ce soit sur le plan purement narratif ou sur le plan de la mise en scène, le film de Roman Polanski pâtit grandement de la confrontation.
    Distrayant tout de même, gentillet, mais à condition de prendre l’oeuvre pour ce qu’elle est : un divertissement « soirée pop corn ».

  3. Tout à fait d’accord avec Giridhar :le chef d’oeuvre fantastique du réalisateur c’est « Rosemary’s baby » pas « la neuvième porte » qui et juste OK et ne fera pas date.

  4. Une bonne réalisation,de belles images, un excellent Johnny Depp, mais je me suis rapidement ennuyée.
    Ni très drôle, ni vraiment angoissant, j’ai eu l’impression de voir un film pour ado.

  5. Petit divertissement qui aurait pu être largement plus intéressant et profond si le réalisateur n’avait pas bâclé son travail

    Pour un film sataniste il manque cruellement d’atmosphère, la parodie menace la suspense à tout moment, les scènes violentes ne sont pas mises en avant, il n’y a pas de personnages inquiétants…

    Il aurait peut-être fallu un Dario Argento, qui sait ?

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