22 décembre 2006

La guerre des mondes (2005) de Steven Spielberg

Titre original : « War of the worlds »

La guerre des mondesElle :
(pas vu)

Lui :
De l’adaptation du roman de H.G. Wells, Steven Spielberg a choisi de faire un film catastrophe assez morbide, certainement désireux de montrer notre comportement face à une force terriblement destructrice et contre laquelle on ne peut rien. Bien sûr, le film a son quota réglementaire d’effets spéciaux à vous clouer sur votre fauteuil, les buildings explosent, les voitures volent, pas de soucis de ce côté (!), mais le propos de Spielberg semble ailleurs, plus sur la vision de l’extermination à grande échelle. Sur ce plan, il tend à forcer un peu trop le trait et le film devient inutilement « gore », va un peu loin dans la mise en scène du cauchemar. Si le film se targue de ne pas respecter les codes du genre, le héros est typé très conventionnel. L’ensemble n’est pas très convaincant à mes yeux, j’avoue m’être un peu ennuyé. Il reste que Spielberg sait faire de belles images fortes, tel ce train de feu qui traverse la nuit comme une flèche, devant une foule hébétée.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Tom Cruise, Dakota Fanning, Justin Chatwin, Tim Robbins
Voir la fiche du film et la filmographie de Steven Spielberg sur le site imdb.com.
Précedente adaptation de ce roman de H.G.Wells : « La guerre des mondes » de Byron Haskin (1953).

Voir les autres films de Steven Spielberg chroniqués sur ce blog…

12 commentaires sur « La guerre des mondes (2005) de Steven Spielberg »

  1. Je ne suis pas du genre à mater des films uniquement parce qu’il y a plein d’effets spéciaux mais là,j’ai été scotché par ceux-là..impressionnant tout de même.Le jeu de la petite Dakota Fanning est criant de vérité.

  2. Mis à part les effets spéciaux éblouissants, le film n’a pas grand intérêt. Peut-être que je prends de l’âge (j’ai 38 ans) mais ce genre de cinéma à grand spectacle mais un peu vain n’apporte rien si ce n’est au tiroir caisse des producteurs. C’est bien ficelé mais sans émotion et sans surprises sauf la jeune Dakota Fanning. La 2ème partie est particulièrement longuette.

  3. bonjour pourrais je avoir un résumé complet du film la guerre des mondes pour demain svp
    merci d’avance

  4. Pour ma part j’ai bien aime de facon generale, en considerant ce film comme rien de plus qu’un divertissement. J’ai ete agreablement surpris du cote assez noir du film, inhabituel pour un « blockbuster ». Et je ne sais trop pourquoi vous lachez le mot « gore » dans votre commentaire, car a part une scene je ne vois pas trop…
    J’ai en revanche deteste la fin tres americaine avec la reference biblique qu’on croirait obligatoire.

  5. J’ai été extrêmement gêné par les séquences qu’il fait subir au personnage de la fillette (Dakota Fanning), que j’ai trouvé hautement traumatisantes pour une telle gamine. Pour le reste, quelques belles scènes à la Spielberg, des longueurs et d’accord avec vos pour le climat morbide. Il faudrait que je relise le livre, lu vers 12-14 ans, et que j’avais en fait trouvé également déplaisant.

  6. Tiens, je suis étonné de votre critique.

    Certes, je dois remémorer mes souvenirs de 2005 (puisque je l’avais vu à sa sortie), et je peux faire quelques approximations, mais j’avais trouvé ce film agréablement noir. C’est justement la noirceur de ce film qui était intéressante, et qui est bien plus sérieuse et féconde qu’un simple côté « gore » (je ne comprends d’ailleurs pas ce terme, bien mal adapté ici).

    Par exemple, je suis surpris que vous ne citiez pas la scène de foule (quand le héros et ses enfants arrivent en voiture dans une foule à pied), où Spielberg montre des gens prêts à tout pour sauver leur peau, où il montre que les Américains moyens sont veules, égoïstes et finalement bestiaux. La façon dont cette situation de crise réveille ce qu’il y a de pire chez l’humain est particulièrement bien traitée. Cette scène est une grande claque dans la figure de l’Amérique !

    Et la scène où l’on devine que le héros a dû tuer pour sauver ses enfants est également remarquable : sur le fond (car il montre comment le personnage bascule dans le meurtre avec un fatalisme mâtiné d’horreur de lui-même) et sur la forme (car la scène n’est pas montrée, et l’art de la suggestion est éminemment cinématographique).

    Bref, un film dérangeant, oui… et tant mieux !

    Quant à la « référence biblique » qui gêne Desman, elle est présente dans le roman de H.G. Wells. C’est d’ailleurs étonnant de la part de cet auteur, mais l’introduction et la conclusion du film sont hélas fidèles au livre.

    Cela étant, je me souviens aussi de longueurs et de quelques scènes gnan-gnan. Mais ce n’est certainement pas sa noirceur que je reprocherais au film !

  7. Je peux hélas difficilement vous répondre car le film ne m’a laissé que peu de traces (je me rappelle beaucoup plus de la version de 1953 que j’ai vue il y a hum… un certain temps ;-))
    Je ne me rappelle même plus s’il y a effectivement suffisamment de sang bien rouge à l’écran pour justifier l’emploi du mot « gore »… (ou était-ce simplement un amoncellement de cadavres?)
    Vos remarques sont intéressantes. On peut toutefois se demander si cela ne s’applique pas plus à l’être humain en général, plutôt qu’au seul américain moyen.

  8. En y repensant, je me souviens en effet de machines aspergeant le sol du sang des humains absorbés préalablement, et d’une scène étonnante où tout le paysage est devenu rouge sang (mais cette scène est tellement stylisée que je l’ai trouvé effrayante et fascinante… mais pas vraiment « gore »).

    Je suis d’accord avec votre dernière phrase, mais il est tellement rare de voir un Américain des États-Unis reconnaitre la bestialité de ses compatriotes que cela mérite d’être noté : en général, dans les films américains, les humains sont bestiaux SAUF les Américains. Ici, et c’est surtout cela qui m’avait frappé, Spielberg met à vif la veulerie et l’égoïsme de ses compatriotes. Pour le reste, le film n’est pas un chef-d’œuvre. Mais cette petite lucidité rare, cette capacité à cesser de montrer les Américains en héros, mérite de ne pas descendre le film ;-).

  9. Je ne souviens pas du tout de la référence biblique dans le livre, que j’ai lu il y a longtemps quand j’étais ado. Je pensais que la petite phrase à la fin du film était un ajout de Spielberg. Mea culpa donc.
    Ce qui est marrant c’est que dans mon esprit d’ado c’était le côté pertinent scientifiquement de la fin qui m’avait marqué. Les ETs sont tués par le bacille de jesaiplukoi parce que leur système immunitaire ne sait pas y répondre.

  10. Je retiendrai l’héroïsme de ces soldats montant à l’assaut tout en sachant qu’ils vont mourir, acceptant le sacrifice de leurs vies sachant qu’il va permettre à quelques civils de pouvoir se replier. C’est une des scènes les plus belles de Spielberg, pour un film plus profond qu’il n’y parait : l’évocation du génocide juif est assez évidente, bien que peu mentionnée.
    L’illustration de la veulerie évoquée par Jacque C comme absolument novatrice et à contre-courant du cinéma américain ne l’est absolument pas. Dès High Noon ou Silver Lode (début des années 50), elle est déjà très bien montrée, le cinéma US étant bien moins manichéen que les clichés qui circulent à son sujet.

  11. Est-il envisageable qu’un jour Yves me lâche la grappe et cesse d’agresser le moindre commentaire que je dépose sur ce blog ?

    Qu’il ose comparer la lâcheté passive de High Noon avec la bestialité meurtrière de la scène dont nous parlons a-t-il un autre fondement que la mauvaise foi et l’obsession à me contredire ?

  12. J’aurais également pu mentionner « Un homme est passé » du mésestimé John Sturges, par ailleurs très bien critiqué sur le site, ainsi que plusieurs autres films, comme le superbe « Les raisins de la colère » de Ford, portrait très contrasté de la réalité américaine. Certes, cela est beaucoup plus soft que Spielberg et ses parfois gros sabots, mais cela n’en demeure pas moins confondant. Très tôt dans son histoire, le cinéma US a su dénoncer les excès de la société américaine et de son système, et les comportements déviants de ses membres. On n’a donc pas attendu ni Penn, ni Spielberg pour le faire, et c’est bien heureux !

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