5 novembre 2005

Rachida (2002) de Yamina Bachir

Rachida Elle :
Film courageux sur la dénonciation de la terreur qui règne en Algérie. C’est au travers de Rachida, une jeune femme qui a subi la violence terroriste que l’on découvre la vie au quotidien d’un village qui subit les exactions et massacres des islamistes du FIS. Le film est sobrement filmé et parvient à nous faire partager les souffrances et humiliations de ces villageois. La réalisatrice dénonce également le machisme de cette société. Les femmes sont soumises aux hommes, sont répudiées par leur famille si elles sont violées. Malgré cette emprise du voile, de la religion, elles sont très solidaires entre elles et nous livrent quelques joyeux instants de leur vie recluse. On pardonne le manque de professionnalisme des acteurs. On ressort accablé et révolté devant tant d’injustice.
Note : 4 étoiles

Lui :
C’est un film témoignage sur la terreur quotidienne en Algérie, sur ces habitants sous le poids d’une guerre civile qui peut faire irruption chez eux à tout moment. Le film est fait avec peu de moyens et les acteurs jouent effroyablement mal… mais le fond est là qui nous informe et nous permet de mieux comprendre les difficultés que peuvent avoir les habitants à surmonter tout cela.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Ibtissem Djouadi
Voir la fiche du film et la filmographie de Yamina Bachir sur le site IMDB.

3 commentaires sur « Rachida (2002) de Yamina Bachir »

  1. ——————————————————————————–

    «Mal Watni» est le titre d un nouveau film algerien qui nous raconte la decennie noir un film emmouvant et intelligent il est signe par fatima belhadj
    il raconte une Algérie prise en otage entre les difficultés sociales qui déchirent ses familles et une démence meurtrière qui ébranle ses fondements.

    il se veut comme un flash-back des années de braise, les années 90 où le terrorisme était loi. Fatima Belhadj n’en est pas restée là. Elle a tenu à faire vivre à cette période, une famille algérienne dans toutes ses difficultés, ses frustrations et ses privations. Synopsis de l’oeuvre: «Terrible tableau de l’enfermement physique, social, sexuel, symbolique. L’univers est simplement carcéral. On n’est pas dans un harem, puisque l’homme est mort, mais dans le gynécée.» Incarnée par Chafia Boudraa, El-Batoul, après la mort de son mari, se retrouve donc seule à la tête d’une famille, obligée «à sortir et faire commerce sur le marché, de produits alimentaires préparés par ses cinq filles en attente d’un mariage libérateur.» Au milieu de ce huis clos infernal de «frustrations sexuelles et de crises de colère», la réalisatrice a tenu à imposer, Hsissen le neveu d’El-Batoul, un aliéné mental que Salah Aougrout une star nationnal joue merveillesement bien

    «Mel Watni,ou qu a t il mon pays le titre de mon film, renvoie à cette tragédie nationale qu’on a vécue,nous dit la realisatrice lors de l avant premiere du film cette violence extrême qu’on a tous subie. C’est pourquoi je me demande si réellement cela est lié à un problème de chômage, de misère, ou si c’est un problème encore plus profond que ça. C’est un problème de
    violence dans nos rapports, c’est-à-dire d’éducation. A l’école, on nous a appris à être violents, c’est comme ça qu’on a vu des filles en train de s’entre-tuer, à tout moment, même El Batoul fait violence à Hssissen, à ses filles, contre elle même. Dehors, il y a la violence.
    quelque part nous avons une grande part de
    responsabilité, on est tous responsables. On est appelé à revoir nos
    comportements, notre façon de voir les choses, d’aimer les autres et de
    les accepter, tels quels. C’est comme ça qu’on pourra arrêter ce qu’on
    est en train d’endurer. Ce n’est surtout pas des décisions politiques

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