12 juillet 2005

Les Sept Samouraïs (1954) de Akira Kurosawa

Titre original : « Shichinin no samurai »

Shichinin no samuraiElle :
Ce film mythique, vu ici dans sa version intégrale de 3h20, illustre la venue de sept samouraïs venus défendre un village de paysans pauvres dans le japon du 16ème siècle. Kurosawa fait une mise en scène somptueuse aux multiples facettes et bourrée de symboles chers à la philosophie japonaise. Il utilise les symboles de la pluie, de la terre, du feu pour mettre en avant les thèmes de la fertilité, la sexualité, la violence qui animent ses personnages. Il met en constante opposition le monde paysan synonyme de vie et celui des guerriers symbole de mort même si temporairement ils parviennent à communier. Les batailles et combats sont filmées avec audace en utilisant des ralentis novateurs pour l’époque. Et surtout, il parvient à nous tenir en haleine pendant ces trois heures grâce à ses personnages attachants et cocasses tel le samouraï fantasque.
Note : 5 étoiles

Les Sept Samouraïs Lui :
Vu dans sa version intégrale, Les sept samouraïs prend une tout autre dimension, mettant en avant plus le monde paysan que les samouraïs eux-mêmes et la stratégie qu’ils mettent en oeuvre. On peut ainsi se rendre compte à quel point la version courte de 2h10 était réductrice, trop centrée sur les scènes d’actions. La version complète semble mieux équilibrée, plus entière et complète dans les thèmes abordés. Le film est toujours aussi puissant, avec des plans fortement symboliques, hautement lyriques. Kurosawa montre une grande précision dans la mise en scène, une mise en scène qui servira de source d’inspiration à de nombreux metteurs en scène. « Film éternel » par excellence, le temps ne semble pas avoir de prise sur Les Sept Samouraïs.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Toshirô Mifune, Takashi Shimura, Yoshio Inaba, Seiji Miyaguchi
Voir la fiche du film et la filmographie de Akira Kurosawa sur le site IMDB.
Lire une analyse plus complète du film.

Voir les autres films de Akira Kurosawa chroniqués sur ce blog…

7 commentaires sur « Les Sept Samouraïs (1954) de Akira Kurosawa »

  1. Oui, bien sûr, c’est un chef-d’oeuvre, un film culte, une mise en scène et une esthétique extraordinaire, des acteurs excellents… Mais moi,j’admire, mais je ne suis pas touchée.Et, au risque de paraitre iconoclaste, j’ai eu du mal à tenir 3 heures !

  2. Merci d’avoir donné vos impressions.
    Il n’y a aucun problème à être iconoclaste, c’est même plutôt assez sain de l’être de temps en temps… 😉
    Moi c’est la puissance de ce film que je trouve le plus remarquable.

  3. Je recherche le film « L’oie de sedan ou Der gans von sedan » que j’ai été voir avec mon Papa décédé depuis 40 ans.
    Et également un film vu avec l’école aux alentours des années 55-57 dont je ne me souviens pas du titre et qui relate l’histoire de quatre fréres qui grandissent et dont le plus jeune est toujours à la traîne, sont mobilisés à la guerre et tombent au combat. le petit dernier meure le dernier bien sur et on le voix monter aux ciel rejoindre ses fréres. Film culte qui à probablement influencé ma vie, puisque j’ai fait une carriére militaire heureusement sans connaître ces moments pénible, mais qui à l’époque glorifié nos péres et nous inculquait le RESPECT et le CIVISME.
    Merci même si vous ne pouviez m’aider.

  4. J’espère que Michel Herrent se connecte parfois sur ce site, car je découvre par hasard sa demande de renseignements qui date de plus de 3 ans… La description qu’il fait du film recherché est très proche de « The Sullivans » réalisé par Llloyd Bacon en 1944, sauf qu’il s’agit ici de 5 garçons qui meurent à la guerre… D’où le titre français « J’avais 5 fils ». Malheureusement, il semblerait qu’il n’en existe qu’une version DVD canadienne, donc illisible chez nous.

  5. Je viens de voir ce film magnifique. Moi aussi j’avais un peu peur des 3h30, surtout pour un film de cette époque. Et en fait je n’ai pas vu passer le temps tellement le film est rythmé. On ne s’ennuie pas une seconde.
    Un seul regret : ne pas avoir découvert ce chef-d’oeuvre plus tôt !

  6. Oui, « chef d’oeuvre », le mot n’est pas trop fort.
    Les Sept Samouraïs fait partie des dix films que j’emporterais sur une île déserte…

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