12 février 2005

Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 (1976) d’ Alain Tanner

JonasElle :
Film sombre de 1976 sur les désillusions de huit soixante-huitards six ans après la Révolution. Une caissière, un chômeur, un prof, des paysans, une mère de famille, une secrétaire censés représenter les différentes couches de la société expriment leurs frustrations politiques, sexuelles, critiquent le système capitaliste et la société de consommation. Le ton est désenchanté mais également pontifiant. La façon dont Alain Tanner met en scène toutes ces rancoeurs est souvent maladroite. Le discours sur l’effondrement des utopies semble plaqué et artificiel. L’ensemble manque de légèreté et d’espoir même si ces marginaux tentent vainement de recréer un monde idéal.
Note : 2 étoiles

Lui :
Ce film, sur les désillusions post-soixante-huitarde des années 70, paraît bien décalé revu 30 ans plus tard : Tanner jette pêle-mêle un grand nombre de thèmes, sans construction, utilisant une représentation idéaliste et un peu naïve, avec une constante : la désillusion.
Note : 1 étoiles

Acteurs: Jean-Luc Bideau, Myriam Boyer, Miou-Miou, Rufus
Voir la fiche du film et la filmographie de Alain Tanner sur le site IMDB.

6 commentaires sur « Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 (1976) d’ Alain Tanner »

  1. Un film qui est plus que jamais d’actualité, dans un monde a nouveau a la recherche d’idéologie, certaines générations peuvent se reconnaitre facilement en Jonas .Alain Tanner (que j’ai eu le plaisir de rencontrer) réussit a faire passer avec humour des thèmes sérieux et important.
    Tourner avec des moyens dérisoires, ce film est a mon humble point de vue un chef d’œuvre a la portée de tous et toutes

  2. Avez-vous tant de temps disponible pour faire une note de blougui aussi négative ? N’avez-vous rien à aimer ?
    Je sais, j’ai pris moi même le temps d’un commentaire pas très positif.

  3. Je viens de revoir le film et je n’ai pas plus envie que ça de contrargumenter votre regard « critique ». Avec le temps, la justesse de son propos éclate, sauf sans doute aux yeux de ceux qui sont trop aveuglés dans leur époque.
    Et si c’est aujourd’hui que la désillusion explosait silencieusement ?
    Merci Gavroche.

  4. Je suis subjugué par ce film! Trente ans ont passé et d’une part le décalage est énorme. On dirait un autre monde, pas d’ordi, pas d’internet, pas de gsm. Et puis, d’autre part, les propos sont totalement d’actualité.
    Oui, merci Gavroche!

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