12 mai 2010

La fièvre de l’or noir (1942) de Lewis Seiler

Titre original : « Pittsburgh »

La fièvre de l'or noirLui :
Tourné en 1942, peu après l’attaque de Pearl Harbour, La Fièvre de l’Or Noir est en premier destiné à exalter le patriotisme et servir l’effort de guerre. L’or noir dont il est question, c’est le charbon. Le film retrace l’ascension de deux copains (John Wayne et Randolph Scott), jeunes mineurs sans le sou mais audacieux, qui vont se retrouver à la tête d’un complexe industriel du charbon et de l’acier. Ils sont aiguillonnés par le désir de se faire valoir aux yeux d’une femme (Marlene Dietrich) dont ils sont tous deux amoureux. C’est le rêve américain dans toute sa splendeur… sachant que toutes les querelles et tensions vont être écartées pour soutenir l’effort de guerre. L’histoire en elle-même est sans suspense ni surprises, puisque le film nous donne le dénouement dès les premières minutes. L’intérêt est plutôt sur la nature des relations entre les trois acteurs principaux, trio qui avait déjà réuni quelques mois plus tôt dans The Spoilers (Les écumeurs), l’électricité entre John Wayne et Marlene Dietrich étant attisée par leurs relations personnelles (1). Sans la présence et le charme de ces trois acteurs, La Fièvre de l’Or Noir, par ailleurs très conventionnel, aurait certainement été oublié.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Marlene Dietrich, Randolph Scott, John Wayne, Frank Craven, Louise Allbritton
Voir la fiche du film et la filmographie de Lewis Seiler sur le site IMDB.

Voir les autres films de Lewis Seiler chroniqués sur ce blog…

(1) Marlene Dietrich est célèbre pour ses aventures multiples et notamment pour avoir eu une liaison avec tous ses partenaires masculins. Tous ?… non, pas John Wayne qui n’a jamais succombé malgré tous les efforts déployés par l’actrice pendant les trois films qu’ils firent ensemble. Marlene Dietrich en est restée furieuse après lui et a inventé tout un tas d’histoires sur son compte. Commentaire (ultérieur) de l’intéressé : « Je n’ai jamais aimé faire partie d’une écurie… ». Commentaire (ultérieur) de l’intéressée : « Les cowboys… ces grands échalas comme Cooper et Wayne, ils sont tous pareils… Tout ce qu’ils savent faire c’est faire cliqueter leurs éperons, marmonner  » ‘Jour, m’dame » et se taper leurs chevaux ! »

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