20 mars 2008

Abyss (1989) de James Cameron

Titre original : The abyss

AbyssElle :
(En bref) Film sans queue ni tête qui utilise de bien grosses ficelles pour tenter de nous glacer le sang. Les scènes censées nous faire frémir n’en finissent pas. La sauce ne prend pas.
Note : pas d'étoiles

Lui :
(En bref) Bâti sur l’idée brillante de faire un space-opéra sous l’eau, Abyss (vu ici dans sa version longue de 171 mn, la version normale fait 138 mn) est surtout une très belle (la plus belle ?) histoire d’extra-terrestres. On peut regretter certaines conventions et aussi certaines longueurs dans le second tiers, le film tenant à ce moment-là plutôt du film-catastrophe, mais le dernier tiers est beau et émouvant et dégage une certaine magie.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Ed Harris, Mary Elizabeth Mastrantonio, Michael Biehn, Leo Burmester
Voir la fiche du film et la filmographie de James Cameron sur le site imdb.com.

6 commentaires sur « Abyss (1989) de James Cameron »

  1. Ah ben vous faites bien de rappeler les différences de version : je réalise que je n’ai encore jamais vu la longue en fait !
    Ce qui est fort : je l’ai en DVD, mais je voudrais la voir au cinéma avant, ayant trouvé le film très beau (et privé de Home Cinéma 😉 ).

  2. Oui, Cameron a fait la version longue en 1993 pour faire un coffret Laser Disc. Apparemment, on peut trouver les deux versions en DVD.

    Pour notre part, c’est le coffret Laser Disc que nous avons visionné 😉
    Il y a un livret qui détaille les quelque 30 minutes ajoutées : ces ajouts sont assez également répartis tout au long du film.

  3. Moi, j’ai le DVD, où il est possible de choisir quelle version on préfère visionner. J’aime l’une et l’autre.

    Assez surpris de voir l’opinion tout à fait différente que vous avez de ce même film. Pour une fois, c’est très tranché ! Je suis plutôt de l’avis de Monsieur. Abyss n’est pas un film à regarder pour se faire peur, mais plutôt une oeuvre poétique et délivrant un message de fraternité.

    Une bien belle histoire, je trouve, doublée d’une romance jolie à voir entre les personnages joués par Ed Harris et Mary-Elyzabeth Mastrantonio.

  4. c’est amusant mon frere et moi avions deux avis partagés sur ce film…comme vous deux, lui adore et moi déteste…c’était long lon…et puis aprés Alien…comment dire, ça fait réchauffé…

  5. Venant de revoir The Abyss (hélas en DVD sur petit écran) avec toujours autant de plaisir, je partage l’avis de « Lui ».

    Même le tiers « film catastrophe » est assez plaisant et très supérieur à la majorité des films du genre, car il est composé de plusieurs séquences reliées par une vraie évolution de l’histoire et un vrai scénario (contrairement à la plupart des films catastrophe qui s’articulent autour d’une séquence principale interminable avec rebondissements). Rien d’interminable ici, chaque séquence d’action est de durée raisonnable et s’articule réellement dans le récit.

    En outre, et c’est pour moi ce qui fait de ce film un modèle et une référence (qu’on aime ou pas !), les séquences d’action permettent toutes de varier les « décors » et de décliner des situations spatiales… pardon, sous-marines… différentes. Comme vous le dites, c’est bien un film de science-fiction, et un sommet du genre. Je ne connais guère de film de SF qui parvienne à autant varier les péripéties et décliner les situations (contournement d’une porte bloquée en passant par l’espace… pardon par l’eau ; sortie en scaphandre ; sortie en navette spatiale… pardon sous-marine ; sortie en milieu extrême avec utilisation d’une technique révolutionnaire ; rencontre d’une civilisation non-humaine ; etc.). Franchement, chaque « catastrophe » est d’une originalité inouïe, et ferait pâlir n’importe quel film de SF. Finalement, c’est peut-être ça le problème : The Abyss étant unique dans son genre, les spectateurs n’avaient pas de point de comparaison et n’ont pas spontanément fait le rapprochement avec les films de SF, qu’il dépasse pour la plupart très largement.

    Cameron a tellement voulu transposer la SF au milieu sous-marin que l’aspect « sous-marin » est fort, cohérent et frappant… au détriment, d’une certaine manière, de la prise de conscience de l’analogie SF. C’est la preuve que c’est très réussi, mais ça a sans doute limité l’appréciation par une partie du public. Tant pis pour ce public, et tant mieux pour la réussite du film.

    Et puis, outre ces aspects « SF et action » incroyablement variés et innovants, ce film est bien rythmé (j’entends par là au sens cinématographique réel : je trouve souvent « bien rythmés » des films où il ne se passe rien !, cette appréciation est totalement indépendante, pour moi, des remarques précédentes et de la dimension « film d’action »), original et audacieux politiquement. Je ne suis pas sûr qu’il existe beaucoup de films hollywoodiens où les « méchants » sont des membres de l’armée étatsunienne ! *, et dont le message antimilitariste soit aussi frontal. Rien que pour ça, chapeau.

    * Bon, les « gentils » sont des foreurs pétroliers, ce n’est pas terrible. Mais c’est contrebalancé par le message politique porté par les aliens-sous-marins, et puis difficile d’éviter ça pour que la plateforme soit crédible ; et ce n’est qu’un point de départ scénaristique presque escamoté, sans aucune présence ensuite dans le récit.

  6. Merci pour ce commentaire riche en réflexions sur ce très beau film. Oui cette rencontre avec une « intelligence autre » est bien à classer dans la science-fiction et, comme vous le soulignez, les parallèles sont nombreux entre les grands fonds et l’espace, deux environnements particulièrement inhospitaliers pour l’homme.

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