5 février 2008

Le héros de la famille (2006) de Thierry Klifa

Le Héros de la familleElle :
Une comédie familiale bien conventionnelle et sans grande surprise qui ne laissera pas de traces malgré une belle pléiade d’acteurs. Une histoire d’héritage autour d’un vieux cabaret attribué aux enfants plutôt qu’aux parents donne lieu à quantité de trahisons, rébellions, règlements de compte. Cependant, le scénario reste bien téléphoné et inintéressant malgré le désir du réalisateur de nous attendrir sur une certaine époque.
Note : 2 étoiles

Lui :
Malgré la présence de plusieurs acteurs de premier plan, Le Héros de la Famille ne parvient pas vraiment à nous intéresser. Comme c’est souvent le cas, l’effet est même plutôt inverse : un trop grand nombre d’acteurs connus dans un film donne une impression d’irréalité et on s’intéresse plus aux acteurs qu’aux personnages eux-mêmes. Pour ne rien arranger, l’histoire n’est guère palpitante et, assez rapidement, on se surprend à avoir de petits moments d’absence. Le Héros de la Famille est un film qui mise tout sur l’apparence, un peu racoleur donc, et qui ne nous apporte rien de bien nouveau… Ah si : Géraldine Pailhas chante très bien, une voix très pure.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Gérard Lanvin, Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart, Miou-Miou, Michaël Cohen, Géraldine Pailhas, Claude Brasseur, Valérie Lemercier
Voir la fiche du film et la filmographie de Thierry Klifa sur le site imdb.com.

Voir les autres films de Thierry Klifa chroniqués sur ce blog…

Une réflexion sur « Le héros de la famille (2006) de Thierry Klifa »

  1. Le perroquet bleu vient de perdre subitement son Papa. Magie, lumière et paillettes sont en survie. Les dettes accablent ce lieu mythique en péril qu’il faut redémarrer afin d’entretenir la logistique du rêve.

    Quelques talents satisfaits d’eux-mêmes en sont tributaires, d’autres s’y produisent en attendant mieux tout en regrettant une chance abandonnée suite à un mauvais choix.

    La succession des biens de Gabriel réunit une famille sur le grill, ce relationnel de quelques heures est mural entre des personnages cloîtrés dans une aridité conversationnelle ou l’on ne va qu’a l’essentiel mêlée néanmoins d’une possibilité d’assimiler quelques regards et sourires abaissant une garde trop pesante.

    Chacun défend son territoire et sa liberté par d’hypothétiques regrets d’espérances. Le positionnement sentimental espéré n’est qu’un prétexte à larmoyer. Les psychologies sont trop atypiques pour se poser sur la normalisation.

    L’âme de ce lieu mythique propage l’originalité dans le choix de l’extravagance, les êtres en sont imprégnés et se lâchent dans des confessions ou chacun manipule l’autre dans un numéro digne d’une pièce de boulevard.

    Gabriel toujours présent continue à entretenir l’aura du site ou la différence est un sacerdoce, une boite à rêves ou les tenues légères donnent des sourires à des fesses habillées de lumières déambulant sur du George Gershwin.

    La baie des anges est exceptionnelle vue d’un hôtel de luxe au ras des flots ou d’une majestueuse colline logis d’un repos éternel sélectif réservé aux nantis, ces stéréotypes de marbres entretiennent la continuité de la fuite des devoirs de base.

    La progéniture délaissée par des parents hors norme le devient également sous un fantastique feu d’artifice valorisant les déviantes.

    Belle réussite que ce film au casting remarquable ou certains vétérans loin d’un sapin de carrière clame un second souffle dans des tirades existentielles remarquables.

    Ce groupe modulable déballe des tranches de vies cabossées par des virages mal négociées, chacun poursuit son chemin grace à l’énergie d’un message laissé par la force d’un absent heureux dans le parcours d’une vitalité personnelle choisie et assumée

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