Impitoyable (1992) de Clint Eastwood

Titre original : Unforgiven

ImpitoyableElle :
Décidément, je n’aime pas les westerns même faits par Clint Eastwood. Un univers trop masculin… Ennuyeux.
Note : 2 étoiles

Lui :
Impitoyable est un très beau western, axé sur la psychologie des personnages et qui prend souvent à revers l’imagerie et les thèmes classiques de l’Ouest. Loin du manichéisme assez simple des westerns habituels et de son corollaire chevaleresque, Clint Eastwood dépeint avec sobriété une réalité plus complexe et aussi un peu moins noble, traitant de la vengeance et de l’auto-justice. Il interprète lui-même le personnage principal avec beaucoup de retenue. L’image est splendide.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Clint Eastwood, Gene Hackman, Morgan Freeman, Richard Harris
Voir la fiche du film et la filmographie de Clint Eastwood sur le site imdb.com.

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6 réflexions sur « Impitoyable (1992) de Clint Eastwood »

  1. Un western magnifique, je suis d’accord. Par contre je suis etonne du premiere commentaire. Il y a en effet des personnages feminins tres forts. Et dans ce monde tres masculin de l’Ouest, ce sont les seuls a avoir « une belle ame » si je puis dire. Et ce malgre le metier qu’elles exercent et qui dans nos cultures occidentales en fait des sous-citoyennes. C’est pour moi un des themes majeures du film (avec la repentance), et c’est dommage de passer a cote…
    A part ca, Gene Hackman et Richard Harris sont excellents, comme toujours.

  2. Je pense que sa remarque sur « l’univers trop masculin » était plus sur l’univers général et non sur le fond. Les films de Clint Eastwood sont généralement plutôt masculins, il faut bien le reconnaître. Cela ne les empêche pas d’avoir des personnages féminins forts (du moins vus par les yeux d’un homme… ;-))

  3. Et si je vous disais que je vous trouve tiède ! 🙂 Impitoyable va pour moi bien au-delà de ce que vous décrivez, c’est un des trois westerns qui enterrent le genre (avec les deux Peckinpah « la Horde sauvage » et « Pat Garret et Billy le Kid ») : dans celui-ci, chacun passe à côté de la plaque, se donne des enjeux ou des moyens qui ne sont pas ceux de son adversaire, chacun se voit héros et n’est au final que pitoyable. Sauf d’un côté les femmes (et encore…), et Eastwood de l’autre, qui démarre le film dans une auge à cochon et se montre vieillissant sans vergogne ; une forme de manifeste lucide qu’il creusera par la suite jusqu’à son récent Gran Torino. Le film est également localisé dans le nord des USA, loin des paysages plats et poussiéreux des grands Ford ou Walsh, avec des images de paysages de montagne saisissants (au moins dans mon souvenir !)

    C’est le dernier western qui ait eu quelque chose d’original à dire, mais précisément qu’il n’y a plus rien à dire (un peu comme l’arrivée de la voiture à la fin de « Pat Garret »), les mythes sont morts, les personnages ont des rêves devenus totalement vains et vides. C’est en ce sens que le film est à mes yeux totalement remarquable et important.

    Et vraiment chapeau bas à Eastwood qui, après celui-ci, fera deux autres chefs d’oeuvre dans des genres complètement différents : l’admirable mélo « Sur les route de Madison » et surtout « Bird », LE film sur le jazz.

  4. Un film magnifique sur la rédemption. Un homme de mauvaise vie est-il condamné, toute sa vie, à porter son fardeau de pécheur où peut-il, par ses efforts physiques et spirituels, par l’expiation, tenter de gagner le salut de son âme, devenir quelqu’un de meilleur ? Oui, bien sûr, et c’est ce que tente de démontrer ce film, même si le chemin est parsemé d’embuches et que les vieux démons ne sont jamais bien loin, que la rechute et la facilité sont à portée de main. Il faut de la volonté !
    Durant toute sa geste, Munny ne déviera pas, tentera toujours de justifier ses actes les plus discutables par sa volonté de changer, d’offrir une vie meilleure à ses enfants. Néanmoins, à la mort de Ned, il sera de nouveau aveuglé par le démon de la vengeance, de l’alcool et de la violence, avant de s’offrir définitivement, une nouvelle vie et une respectabilité.
    On signalera, durant toute son épopée, une remarquable constante : le respect de la mémoire de sa défunte épouse, un respect strict, ascétique et exclusif, allant jusqu’à refuser le commerce de la chair avec d’autres femmes, en hommage permanent à cet être disparu, certes, mais qui, plus que jamais, continue de chevaucher à ses côtés, elle, qui fut celle par qui la rédemption fut possible, et qui est finalement la concrétisation de la présence à nos côtés de ce que les Celtes appellent la communauté de âmes ( an Anaon).

  5. … donc, un univers pas si masculin que cela, Elle, puisque l’image de la femme rédemptrice est bien présente tout le long du film, et en constitue même le pivot central, du moins en ce qui concerne le personnage principal. Et je ne fais pas en outre mention des personnages des prostituées, évoqué précédemment par Desman.

  6. D’accord avec ceux qui trouvent ce film admirable.
    Mais en désaccord total avec cle jugement de fourvin sur Bird, film qui n’est pas du tout à la hauteur de l’homme dont il raconte, lamentablement, la vie.
    A aucun moment, on ne retrouve l’aura de Charlie Parker.
    Il existe, à ma connaissance, deux documents où l’on voit le grand musicien.
    Rien à voir avec l’image qu’en donne Eastwood qui a complètement raté son affaire.
    Par contre Honky Tonk Man est un grand film.

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