5 février 2007

Ben-Hur (1959) de William Wyler

Ben HurElle :
Grand péplum classique aux décors et effets de foule impressionnants. 40 ans plus tard, on se laisse toujours captiver par l’histoire de BenHur, ce juif qui défend son peuple et sa famille contre l’envahisseur romain en Judée. La course de chars est éblouissante.
Note : 5 étoiles

Lui :
La superproduction hollywoodienne dans toute sa splendeur. On reste sans voix devant la somptuosité, la grandeur de certaines scènes. Malgré ses 3h20, le film se regarde sans problème d’une seule traite car le scénario est fertile en rebondissements et les lieux sont nombreux. La notoriété du film doit beaucoup à deux scènes à grand spectacle : la bataille navale et (bien entendu) la course de chars. Cette dernière nécessita 3 mois de tournage à elle seule. Le film dans son ensemble utilisa 100.000 figurants. Il est étonnant de voir comment un tel film de 1959 ne pâlit aucunement face à ses équivalents actuels, équivalents qui sont fort peu nombreux d’ailleurs et bourrés de trucages. L’une de ses forces est d’avoir une construction sans faille et un contenu fort qui ne se limite pas aux scènes spectaculaires.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Charlton Heston, Jack Hawkins, Haya Harareet, Stephen Boyd, Hugh Griffith, Martha Scott
Voir la fiche du film et la filmographie de William Wyler sur le site imdb.com.

La version précédente de Ben-Hur date de 1925 « Ben-Hur, a tale of the Christ » de Fred Niblo avec Ramon Navarro. Ce fut aussi une très grosse production, l’une des plus importante du cinéma muet.

5 réflexions sur « Ben-Hur (1959) de William Wyler »

  1. Messala n’est peut-être pas si ignoble que cela, il permet à Ben-hur de s’extraire d’un quotidien bourgeois ennuyeux en lui offrant un parcours certes viril, accablant sans visiblement de finalité heureuse mais permettant à un homme meurtri de se construire au fil de ses aventures et de ses rencontres.

    Le périple en vaut la peine, la vengeance alimente la force de continuer vers l’avant avec le christ sur sa route abreuvant un homme d’une force indélébile celle de tester un cheminement inconnu menant jusqu’à un pic permettant d’acquérir une énergie projetant vers la case départ un indestructible plan destructeur entretenu par un hyper motivé ayant conquis un statut d’homme sur le terrain.

    La numérologie s’en mêle, le numéro 41 porte bonheur. Même enchaîné il permet d’éviter une mort certaine aux galères, de se faire remarquer par sa résistance, de sauver de manière désintéressé un personnage important
    tout en faisant voyager incognito une opportunité.

    Les couleurs d’un réconfort acquises sur des divans romains moelleux revigorent une volonté d’en découdre avec un adversaire persuadé que l’on existe plus.

    A travers un thème basique celui de la vengeance alimentant une survie dans des contextes offerts à des surhommes Ben – Hur acquiert une envergure miséricordieuse et rigoriste hors de terres bienveillantes sans surprises.

    L’homme s’élabore dans des dimensions éxistentielles gigantesques préalablement, inconnues. Il souffre, frôle cent fois la mort, sauve une vie, rencontre par deux fois un personnage emblématique, s’interroge sur une condition humaine fonctionnant à la percussion de plus en plus rapide. Entretient une croyance par une invulnérabilité hors du commun gérée par la divinité.

    Un privilégié qui finalement loin de ses bases s’embellit intérieurement par l’expérience en côtoyant un monde barbare et inconnu.

    Rien que pour cela l’odyssée est payante, tout en devant retrouver sa famille et assouvir une vengeance d’une manière combative et loyale un homme alimenté par l’endurance s’enrichit loin de ses terres de toute les richesses du monde collectées par les sens dans des environnement évolutifs extrêmement réalistes.

  2. La toute première adaptation de « Ben-Hur » au cinéma date de 1907, réalisée par Sidney Olcott. C’est Herman Rottger qui interprétait le personnage de Ben-Hur et William S. Hart celui de Messala.

  3. ah ! oui. Moi j’ai vu la première version de 1925. A défaut d’apprendre un pan de l’histoire ancienne, mes copines et moi étions toutes amoureuses de Ramon Navarro. Je m’en souviens encore !

  4. J’ai vu Ben Hur à l’âge de 7 ans, au Comedia de Lyon : la foule était telle que nous avons dû revenir la semaine d’après.
    La scène la plus impressionnante est celle du méchant romain qui lève son fouet sur Jésus qui boit un peu d’eau : le seul regard de jésus annihile la volonté du romain qui fait volte-face.
    La scène de l’île aux lépreux est particulièrement poignante.

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