1 mai 2006

L’aîné des Ferchaux (1963) de Jean-Pierre Melville

L'Aîné des   Ferchaux Elle :
Ce road-movie psychologique à la française met en scène Charles Vanel en banquier poursuivi par la justice et Jean-Paul Belmondo en secrétaire particulier. L’argent fait tourner à l’orage leur cohabitation initialement respectueuse. Jean-Pierre Melville, toujours fasciné par l’Amérique, soigne particulièrement la forme en jouant sur les couleurs chaudes, les lignes, les lumières et parvient à créer un véritable voyage déambulatoire grâce à des plans de paysages américains sans acteurs insérés au milieu de scènes tournées en France. On peut reprocher trop de temps morts ainsi que certaines incohérences de scénario.
Note : 3 étoiles

Lui :
Ce face à face en forme de road-movie n’a pas la force que l’on pourrait en attendre, probablement parce que Melville semble manquer de précision, s’attacher plus à l’ambiance, aux travellings, qu’à la psychologie de ses deux personnages et au déroulé de son scénario. Au final, L’aîné des Ferchaux est peu froid et les acteurs semblent en retrait.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Jean-Paul Belmondo, Charles Vanel, Michèle Mercier
Voir la fiche du film et la filmographie de Jean-Pierre Melville sur le site IMDB.

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Une réflexion sur « L’aîné des Ferchaux (1963) de Jean-Pierre Melville »

  1. Il est bon de souligner que ce film est une adaptation du roman homonyme de Georges Simenon. Melville a tenté de plier l’univers simenonien à son style propre et s’est fourvoyé. Son film est malgré tout meilleur que le remake télévisé qu’en a réalisé Bernard Stora en 2001, et où Jean-Paul Belmondo reprenait le rôle qu’avait créé Charles Vanel, tandis que c’était Sami Nacéri qui reprenait le sien.

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