6 avril 2006

Waterloo (1970) de Sergei Bondarchuk

Waterloo Elle :
(pas vu)

Lui :
Le premier tiers du film nous fait vivre, en quelques scènes assez longues, l’abdication de Bonaparte puis son retour de l’île d’Elbe. Le reste du film est consacré à la reconstitution de la bataille de Waterloo, une reconstitution rigoureuse, honnête mais un peu rigide, qui vaut surtout par l’ampleur de la réalisation : Le réalisateur russe a utilisé en effet 20000 soldats de l’armée rouge comme figurants et bénéficié de moyens importants : La vision des forces en présence sur le champ de bataille est assez impressionnante et l’on assiste aux grands mouvements de troupes, avec des vues d’hélicoptère pour mieux visualiser certaines actions stratégiques. Il y a beaucoup de réalisme dans cette reconstitution historique. Le film souffre hélas du jeu franchement excessif de Rod Steiger en Napoléon.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Rod Steiger, Christopher Plummer, Virginia McKenna, Orson Welles
Voir la fiche du film et la filmographie de Sergei Bondarchuk sur le site IMDB.

A noter que Waterloo avait déjà fait l’objet d’une reconstitution assez soignée (moins grandiose bien entendu), un film muet réalisé par l’allemand Karl Grüne en 1928 avec Charles Vanel en Napoléon. Cette version prenait toutefois plus de libertés avec l’histoire, attribuant la victoire plus aux prussiens qu’aux anglais, s’inscrivant ainsi dans le sentiment de revanche qui se répandait dans l’Allemagne de l’entre deux guerres.

8 réflexions sur « Waterloo (1970) de Sergei Bondarchuk »

  1. Bonjour,
    j’aimerais trouver ce titre en Vfrançaise ou avec des sous-titres.
    C’est une magnifique reconstitution et si le jeu de Rod Steiger est un peu exessif, je pense qu’il rend bien plus honneur à la grandeur de Napoléon qu’un acteur « culcul » comme Perre Mondy qui le ridiculise.
    C’est mon avis et je le partage.
    Merci d’avance à qui pourra m’aider, je le cherche depuis des années.

  2. Tout à fait d’accord avec Charles, Rod Steiger éminemment plus crédible que Pierre Mondy (ne parlons pas de Christian Clavier,pff..) et je n’ai pas trouvé son jeu excessif; il a campé un Napoléon plutôt dépressif et je pense que c’était clairement son état d’esprit à ce moment de sa vie. (ceci dit en toute humilité car pour émettr eune opinion définitive, encore eût-il fallu être à ses côtés pour en juger avec plus de pertinence…).
    (le dvd, sorti en 2005, se trouve sur le net sans problème).

  3. Juste un petit commentaire historique sur le commentaire final: Les allemands ont bien raison de souligner leur rôle essentiel dans cette bataille. C’est bien l’arrivée des « prussiens » sur le champs de bataille, après un combat féroce contre la jeune garde pour reprendre Plancenoit, qui a décidé du sort de la bataille. Sans l’arrivée, plus qu’opportune et inopinée, de la masse du corps prussien – plus de 100.000 hommes !-, pas de panique chez les français, pas de victoire et une défaite anglaise en rase campagne. Ce sont les anglais qui ont tiré la couverture à eux dans l’interprètation des événements. Pas les allemands. Normal, le général en chef des coalisés était anglais et, au demeurant, un vrai spécialiste de la propagande personnelle. Comme le petit corse.
    Avec la langue anglaise en appui et les media qui depuis 200 ans répètent en boucle que c’est une victoire « anglaise » le monde entier a fini par le croire. Un peu comme les français qui pensent toujours que la Bérézina est une défaite.
    C’est un peu l’application du principe Churchillien : « L’Histoire nous sera favorable car c’est nous qui allons l’écrire » 🙂
    Waterloo est bien la victoire d’une coalition et pas de l’Angleterre. A noter que le corps de bataille « anglais » était lui même composé d’un nombre très significatif d’allemands émigrés luttant sous ll’uniforme anglais de la King’s German Legion.

    Autrement le film est pas mal, assez rigoureux mais du coup un peu formaliste. Il rend d’ailleurs bien le rôle décisif des prussiens dans le déroulé des évènements de l’après midi de cet autre 18 juin. Souvenons nous plutôt de Vitor Hugo et de son « Soudain il dit, joyeux, « Grouchy! »;
    C’était Blücher. »

  4. Je suis très chagriné de cette défaite qui n’enlève rien au génie militaire de Napoléon. Le rôle de Grouchy restera toujours ambigu : a-t-il trahi l’empereur ou a-t-il été simplement stupide en n’écoutant pas les conseils judicieux de son adjoint, c’est-à-dire se diriger au son du canon ? Que penser également de l’attitude bravache d’un militaire chevronné comme NEY, se comportant comme un jeune sous-lieutenant des hussards ? Le diable s’est rangé dans le camp des alliés, à moins que l’Europe ait eu un mauvis karma…

  5. Ne vous y trompez pas, tout s’est joué non le 18 mais la veille lorsque les français ont battu les prussiens mais ne les ont pas poursuivis manquant ainsi l’occasion de réduire leurs forces à néant.

    Lors de la bataille de Waterloo, beaucoup d’erreurs ont été commises mais pas plus que dans d’autres batailles.

    A 17h, les anglais étaient enfin enfoncés, seuls les prussiens ont pu les sauver faute d’avoir la veille été dispersés et après l’erreur de Grouchy.

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