22 mai 2006

La Pianiste (2001) de Michael Haneke

La Pianiste Elle :
Dans ce film franco-autrichien primé plusieurs fois à Cannes, notamment pour les prestations d’Isabelle Huppert et de Benoît Magimel, Michael Haneke fait preuve de maîtrise et de talent dans la mise en scène de cet univers violent et étouffant. Une vieille fille de quarante ans, professeur de piano rigide, frustrée et impassible aux émotions et sentiments vit avec sa mère castratrice (Annie Girardot). Elle rencontre un jeune homme qui tombe amoureux d’elle et tente de le soumettre à ses fantasmes. Haneke ne donne pas les clés de la souffrance de cette femme mais cherche à décrypter les tourments intérieurs qui agitent des êtres lisses et sans histoire.
Note : 3 étoiles

Lui :
Si l’interprétation d’Isabelle Huppert est impressionnante, le film est vraiment dérangeant, dans le mauvais sens du terme. C’est noir, sordide. Ce fut pour moi presque une épreuve de le regarder sans que cela m’apporte quoi que ce soit. Il me semble qu’il y a sur le personnage principal, une accumulation un peu gratuite de névroses et de fantasmes, dans le seul but de perturber le spectateur.
Note : 1 étoile

Acteurs: Isabelle Huppert, Annie Girardot, Benoît Magimel
Voir la fiche du film et la filmographie de Michael Haneke sur le site IMDB.

Voir les autres films de Michael Haneke chroniqués sur ce blog…

3 réflexions sur « La Pianiste (2001) de Michael Haneke »

  1. C’est vrai que c’est assez glauque..il y a un côté malsain aussi qui peut déranger et c’est compréhensible.
    Isabelle Huppert et Annie Girardot ont des rôles vraiment fort.

  2. J’avais assez aimé cette confrontation – un peu morbide, il est vrai – entre ces deux êtres de rencontre. Il faudrait que je revois…

  3. En ce qui me concerne, je préfère ce qui est glauque à ce qui est juste lisse comme c’est la plupart du temps le cas. Les expériences d’extrêmes limites dans le spectre des émotions humaines sont les plus fascinantes, et les plus révélatrices. Plutôt que de rester à la surface, on va, courageusement, explorer les profondeurs. J’ai aimé ce film, pour le film, pour Isabelle Huppert, par contre je regrette que le personnage de Benoît Magimel se contente d’être un gentil garçon presque victimisé et qu’il ne soit pas exploré de la même façon que celui d’Isabelle Huppert. Dans le livre de Jelinek, ce Klemmer est aussi sordide qu’elle, voir plus, et c’est la confrontation de ces deux êtres là qui est intéressante.

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