14 juillet 2017

Jurassic World (2015) de Colin Trevorrow

Jurassic WorldVingt-deux ans après les évènements de Jurassic Park, le parc d’attraction sur l’île Isla Nublar est florissant mais le public se lasse vite et il faut toujours lui donner plus. Les scientifiques du centre manipulent les ADN pour créer de nouvelles espèces, plus terrifiantes… Le scénario de ce quatrième film de la série ne donne pas dans l’originalité : il est calqué sur celui du premier. Le plus amusant est qu’il se calque aussi sur la problématique des producteurs : montrer des créatures plus grosses, plus méchantes, plus terrifiantes. Nous avons donc de nouveau deux enfants en danger (deux garçons cette fois), des scientifiques apprentis-sorciers malintentionnés et des dinosaures incontrôlables. Le cahier des charges est rempli : on saute sur son fauteuil et l’on a l’impression de sentir l’haleine fétide des prédateurs qui viennent renifler leur petit-déjeuner. La réalisation est de bonne facture, l’ensemble est certes efficace mais n’est en rien magique comme pouvait l’être son prédécesseur. Ceci mis à part, Jurassic World, en tant que bon gros blockbuster, colporte toute l’idéologie hollywoodienne sur la famille mais cela n’a rien d’inhabituel (1). Gros budget, très gros succès au box-office mondial.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Irrfan Khan, Vincent D’Onofrio
Voir la fiche du film et la filmographie de Colin Trevorrow sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Remarque :
* Sur le plan scientifique : les images du premier Jurassic Park en 1993 correspondaient bien à l’état des connaissances du moment sur les dinosaures. Depuis cette date, ces connaissances ont fortement progressé et Jurassic World ne reflète pas du tout cette évolution (par exemple, on sait aujourd’hui que les vélociraptors n’étaient pas du tout comme on l’imaginait, ils étaient plus petits et avaient des plumes). Le film n’a donc plus d’intérêt sur le plan scientifique.

(1) Le plus surprenant est le passage sur le divorce : au beau milieu du film, le plus jeune garçon, jusque là excité comme une puce et courant dans tous les sens, se met soudainement à pleurer et annonce à son grand frère que leurs parents (qui sont alors à 5000 kms de là) veulent divorcer. Tout le monde tombe des nues, les spectateurs autant que le grand frère qui, sans doute trop occupé avec les filles de son âge, ne s’était rendu compte de rien, le niais. Gros pleurs. Mais cela ne dure qu’à peine une minute et on n’en reparlera plus… Cela devait être dans le cahier des charges.

Jurassic World
On sent qu’il va tirer à côté…! (scène de Jurassic World de Colin Trevorrow).

2 réflexions sur « Jurassic World (2015) de Colin Trevorrow »

  1. Un bon film des familles pour occuper un dimanche après-midi froid et pluvieux, et qui rempli très bien le cahier des charges ! What else ?
    Du pur Entertainment sans aucune prétention intellectuelle : c’est aussi cela, le « cinoche » ! Dans le même état d’esprit, le « Godzilla » d’Emmerich et l’ensemble de la cinématographie de l’intéressé (Independance Day, 10 000, Le jour d’après…) : gros sabots et compagnie… mais j’adore ! Du bon cinéma familial avec plein d’effets spéciaux : c’est comme le Mac Do’ : une fois de temps en temps, c’est vraiment sympa !

  2. Un film de pur divertissement, l’archétype du « Blockbuster-tiroir caisse », bégaiement modernisé des précédents, en particulier du premier (qui, au passage, a horriblement mal vieilli).
    Des personnages totalement transparents, et des effets spéciaux dont certains semblent déjà « démodés »… à peine 6 ans plus tard !
    L’affaire du « divorce », en effet … effectivement risible et symptomatique de l’ensemble, finalement: un scénario écrit sur un bout de table au détriment du « grand cirque » dinosaurien réglementaire.
    Je trouve bien plus de psychologie dans certains westerns de série des années 50 (Silver Lode, Reprisal, Tornade, Joe Dakota, Comanche Station et tant d’autres…), époque à laquelle Hollywood connaissait encore la signification du mot « scénario », et ce dans toute ses acceptions.
    Et alors, lorsque l’on se projette un Mann-Stewart, au scénario concocté aux petits ognons par Borden Chase (Bend of the river, The far country…), on se dit que quelque chose s’est perdu en route, tout en savourant la magie de ces moments uniques, véritable bulle spatio-temporelle au sein de laquelle il fait bon se lover douillettement.
    Alors les carnassières agitations des dinosaures, dans tout cela…

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