14 avril 2008

Le chant du styrène (1958) de Alain Resnais

(Court métrage)

Le chant du styrèneElle :
Note : 3 étoiles

Lui :
Alain Resnais a réalisé de nombreux courts métrages dans les années 40 et 50 avant d’opter pour le format du long métrage. A côté de Nuit et brouillard, le plus connu d’entre eux, il y a plusieurs travaux de commandes comme Toute la mémoire du Monde sur la Bibliothèque Nationale ou ce Chant du Styrène, son dernier court-métrage, tourné juste avant Hiroshima, mon amour. C’est une commande de Péchiney : un film à la gloire de l’industrie du plastique… Ce qui est remarquable, c’est la façon dont Alain Resnais parvient à rendre un tel sujet, pas très affriolant à priori, à la fois captivant et un régal pour les yeux. Tourné en cinémascope, sur un texte de Raymond Queneau tout en alexandrins (parsemé de petites touches d’humour dont il a le secret), Le Chant du Styrène nous fait remonter tout le processus de fabrication en 19 minutes. In a lonely place Les images industrielles de tuyaux et de machines sont étonnamment belles, Resnais nous les présentant sous un jour esthétique peu courant. De plus, en introduction, il parvient à animer des objets en plastique de façon extraordinaire (très belle scène des louches en plastique). La musique est signée Pierre Barbaud, l’inventeur de la musique algorithmique.
Note : 4 étoiles

Acteurs: (voix) Pierre Dux
Voir la fiche du film et la filmographie de Alain Resnais sur le site imdb.com.

Voir les autres films de Alain Resnais chroniqués sur ce blog…

Pour lire le texte intégral de Raymond Queneau, voir le site de l’ACRIF :
« Ô temps, suspends ton bol, ô matière plastique
D’où viens-tu ? Qui es-tu ? Et qu’est-ce qui explique
(…) »

6 réflexions sur « Le chant du styrène (1958) de Alain Resnais »

  1. Grumpf… Encore une de mes lacunes… Court totalement inconnu dans mon bataillon… Et là, ma foi, j’ai bien envie que ça change !

  2. C’est un court métrage tout de même assez peu courant, pas facile à voir. Je ne l’avais jamais vu. Il passe en ce moment sur une chaîne du satellite, l’excellente CinéClassics qui sait nous dénicher des petites perles comme celle-là… 🙂

  3. Je l’avais vu à l’époque des salles « Cinéma d’Art et d’Essais ». Texte remarquable et un tantinet déjanté de Queneau, fort bien dit. Un petit chef-d’oeuvre!

  4. c’est une perle rare que l’excellente chaine classic a decideer de diffuser. Comment a partir d’une commande pas tres affriolante, Resnais a pu creer un petit chef d’oeuvre. Tout est la, de l’image qui mets en valeur les couleurs, le texte magique de Queneau et la voix profonde de Pierre Dux. Et dire que l’on croit que parler technique confine a l’esotrique !!!!! Magique.

  5. Eh ben moi j’l’ai vu à sa sortie en sall-euh ! Ça vous donne une idée de mon âge. Je vous parle d’un temps que les moins de 30 (?) ans ne peuvent pas connaître : celui du court-métrage (le docu) suivi des Actualités, puis de l’entr’acte avec bonbons, caramels, etc.

    Je me souviens d’autant mieux de ce petit bijou qu’il est en COULEURS, ce qui était encore assez rare à l’époque, sauf pour les films « à grand spectacle ».

    Mais comme je n’ai pas le satellite, je devrai me contenter de mes souvenirs.

  6. Je l’ai vu à Beyrouth au cinéma dans un festival de courts-métrages. J’en garde le souvenir d’un enchantement visuel, comparable au générique et la scène du rêve de Vertigo (sortie la même année) que j’ai revu hier soir en salle.
    Bien à vous.
    Emmanuel

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